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J'ai rencontré un ange

Publié le par Petite fleur du seigneur

J'ai rencontré un ange

Les anges terriens existent… J’en ai rencontré une… Elle s’appelle Elisabeth.. Elle est belle.. Elle a 85 ans et elle est consacré à Dieu.. Elle est sœur dans un carmel.. C’est ma marraine.. Ma marraine de confirmation. C’est une lumière.. Une vraie.. pas une étoile passagère… Elle est vraiment bonne… Elle ne fait pas semblant.. Elle m’a raconté sa vie.. Elle a été fiancée et elle a « cassé ». Elle me l’a dit comme ça.. Elle ressentait que le seigneur l’appelait.. Elle s’en est ouverte à un prêtre qui lui a dit.. C’est une idée en l’air.. Faite votre vie… Elle est partie à Londres en vacances et a voyagé jusqu’en Palestine.. Elle ressentait le Seigneur qui la pressait… « Viens, je t’attends »… Elle est rentrée en France 6 mois après et est retourné voir le Prêtre. « Mon Père, je ressens que le Seigneur m’appelle ». Il a sourit et lui a dit… « Maintenant, on va pouvoir en parler ». Il lui a dit qu’il existait un merveilleux endroit.. « Le carmel du reposoir ». Alors qu’elle était en vacances dans la région aux Sports d’Hiver, elle les a appelé… « Venez nous rencontrer mais il faudra monter à pied de Cluses… Qu’importe.. Elle a gravit la montagne à la rencontre des sœurs… Elle n’a plus jamais quitté le Carmel.. C’était il y a plus de 50 ans.. C’est un ange qui habite ces lieux… Elle est drôle, souriante, charmante. Je l’aime…

Les anges existent… j’ai rencontré un ange… alors je me dis… « Tu vois Claudine… Qu’importe la route… Ton cœur doit te guider vers les bonnes personnes… Pas vers ceux qui t’ont fais du mal… Eteint l’étoile de ton cœur… Elle n’était pas aussi bonne que tu le pensais.. l’essentiel est la route.. la route du cœur…

Mon ange, je l’ai trouvé.. Elle s’appelle Elisabeth.. Merci Seigneur pour ces belles rencontres… pour ces personnes si bonnes que tu places sur ma route et qui ne font pas semblant de t’aimer… Oui, je rends grâce…

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ma première interview :)))

Publié le par Petite fleur du seigneur

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Un chemin plein de mystères

Publié le par Petite fleur du seigneur

Un chemin  plein de mystères

Nous sommes le 08 mai 2017 et le séjour à Tamié me semble bien loin... un rêve éveillé où j'ai touché la paix. J'étais rentrée pleine de bonnes résolutions : de plus longs temps de prière, transmettre aux autres ma paix intérieure, etc.. mais c'était un simple voyage ; un voyage hors du temps dans une bulle énergétique ultra puissante. J'avais cette impression très forte qu'il ne pouvait pas y avoir une once de pensées négatives en ce lieu. Je n'étais soumise à aucune altérité extérieure et je me suis rapprochée de mon centre. j'ai écouté le silence ; silence bienheureux qui m'a dévoilé bien des secrets : le secret d'une vie, d'une étincelle divine. Au fur et à mesure de mon retour à ma vie de tous les jours, j'ai pu ressentir doucement les effets de ma retraite s'estomper. Et pourtant, la petite voix de mon coeur est restée pareille à la première heure ; aimante, douce et paisible. A l'abbaye, j'y ai appris les vertus du silence, de la communion intime avec le Christ. La vie m'a ramené à cela. J'ai repris mon rythme effréné entre travail, famille, catéchisme, réunion, chorale sans me préoccuper de cette petite voix qui me disait "Doucement Claudine, tu t'épuises".

La fatigue est venue et l'agacement envers les autres. C'est comme si je lisais à livre ouvert en eux. Je me suis vu pleine de jugements négatifs, ne supportant plus leur paraitre, vouloir être bons malgré eux, les piques entendues à l'église et qui m'horripilent au plus haut point.. Tellement facile de critiquer les absents.. Je ne supportais plus tout ça alors que j'avais expérimenté la pléniture et la paix. Mes vieux démons sont réapparus aussi avec cette soif d'amour. j'ai cherché à nouveau à l'extérieur alors qu'il me suffisait de me reconnecter à ma petite voix qui me disait "prends soin de toi Claudine"

Ces derniers jours, j'ai compris encore bien des choses où plutôt le Christ m'a montré en vérité. Je me disais que j'étais la brebis galeuse de la fratrie, une incomprise. Je suis à nouveau entrée dans un rôle de victime en me disant qu'ils n'avaient pas accepter mon changement, ma conversion. Je les trouvais plein de jugement et je me suis isolée toute seule et pourtant j'en souffrai. Un soir, pendant mon temps de prière, mon coeur m'a dit "tu prends le problème à l'envers Claudine car tu te focalises sur la douleur. Oui, tu as évolué spirituellement mais eux sont restés tels qu'ils étaient lorsque tes yeux étaient encore fermés au Christ. Alors accepte-le Claudine. Acceptes-les et aimes-les tels qu'ils sont". Je dois avouer que cette révélation m'a fait du bien parce que cela me permet de ne plus avoir de colère contre eux. A moi de trouver la meilleure façon de m'adapter. je rends grâce pour la guidance du Seigneur. Il est formateur et toujours par et dans l'amour.

J'ai repris une route un peu plus douce où j'essaye de prendre soin de moi. Ce matin, alors que je montais la route du Reposoir afin de me rendre à la Messe au Carmel, je ressentais à nouveau cette vertu du silence intérieur. La messe a été priante et douce. je n'ai parlé à personne.. juste quelques sourires. En repartant, j'ai emprunté un livre que les soeurs laissent à l'entrée du Carmel à titre gratuit. Le titre : Prisonnier volontaire de Claude Ducarroz. Un prêtre suisse s'est laissé enfermé dans une prison pendant deux mois parce qu'il ressentait l'appel du Christ à le faire. Il a l'u dans l'Evangile une phrase qui l'a bouleversée alors qu'il l'avait déjà entendu des centaines de fois. "J'étais en prison et vous êtes venus me voir. Tout ce que vous faites à l'un de ces plus petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous le faîtes" Pourquoi ai-je pris ce livre au Carmel ce matin ? Je pense que l'Esprit me l'a envoyé. En effet, avant de me rendre à Tamié, je m'étais faite la réflexion qu'il serait bien que j'expérimente de ne pas sortir de ma chambre pendant une journée entière afin de voir ce que cela faisait d'être en prison et ainsi voir la chance que j'avais. Je ne l'ai pas fait bien sûr prise entre les temps de prière et les repas. Et là.. Le seigneur me met ce livre entre les mains. Il m'a fait comprendre qu'il y a beaucoup de gens libres de leur mouvement dans le monde mais victime de leurs propres enfermements que ce soit la peur, la colère, la haine ou autre. Ce prêtre a rencontré certains prisonniers "libres" parce qu'heureux dans un chemin de conversion du coeur.

En redescendant du Reposoir, mon coeur était en paix parce que j'ai compris que pour avancer à la suite du Christ, il me fallait être ce que j'étais sans chercher à paraitre et surtout accorder au seigneur plus de place si je veux qu'il me guide. J'ai ensuite été nagée 30 longueurs, luxe que je ne m'étais pas permis depuis bien longtemps. Oui, le Seigneur me veut heureuse alors est-ce que je vais le faire attendre encore longtemps ? L'essentiel n'est pas ma relation avec les hommes ni même ce qu'ils pensent de moi. L'essentiel est ce chemin que le Christ me trace à sa suite. Il faut que je sois ma meilleure amie, ce que je ne suis pas actuellement. Une fois en paix, alors je pourrais aimer vraiment. Pour le moment, mon amour reste étriqué car centrée et faussée par l'égo. Je ne dois pas choisir qui aimer mais aimer comme Dieu.

C'est peut être le chemin de toute une vie qui sait ? Mais c'est un merveilleux chemin. je rends grâce à Dieu parce qu'il m'aime avec mes fragilités, mes doutes et tel le potier, avec une infinie patience s'applique à rendre mes rugosités un peu plus lisses.

Amen Seigneur. je t'aime tu sais.

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Temps des hommes, temps de Dieu

Publié le par Petite fleur du seigneur

Temps des hommes, temps de Dieu

Me voici à Tamié, monastère entouré de verdure, de calme et de paix. Le vent s’affole ce jour comme pour taquiner les herbes et leur dire « c’est moi le chef ! ». Au bord de la mer, on dit que le vent rend fou. Et en Savoie ? à 880 mètres d’altitude ? Gagne-t-il en puissance ou est-il plus accommodant ? Je suis sous les toits du monastère… chambre accueillante enrobée de bois. L’icône de Jésus me fait face. Je lis dans ses yeux : bienveillance, douceur, interrogation aussi. Mais ne serais-ce pas ma propre interrogation que je lis dans ses yeux ? Au fonds, qu’est-ce que je cherche ? A retrouver ce sentiment de paix et de douceur de mon dernier séjour ? On dit que chaque retraite est différente. J’ai croisé des regards bienveillants, des bonjours et des sourires. Les moines portiers m’ont accueilli avec gentillesse, sans condescendance… tout en simplicité. Je ne peux m’empêcher de penser au corbeau noir qui m’a salué alors que je prenais la route pour venir ici. Qu’est-ce que cela augure ? Ai-je passé outre ? Je crois qu’au fonds, le seigneur saura me répondre. Tout est normal et tout est en place. « Laisses toi porter, sans programme établi ». Mon frère a raison mais comme dans toute nouvelle situation, je dois m’adapter. Ma chambre est en ordre. Je vais aller rendre visite à Jésus dans l’oratoire et lui demander de guider ma retraite.

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Le temps des hommes n’est pas le temps d Dieu. Après un bref passage à la boutique, je suis rentrée. Un vent terrible qui rentre par une oreille et qui ressort par l’autre. J’ai l’impression d’un refroidissement intérieur. Je suis fatiguée et j’ai mal à l’estomac. Je n’ai pas encore pris mes marques. Et pourtant, c’est assez paradoxal car mon cœur est en joie. Alléluia, Christ est ressuscité ! Je ne peux me sentir seule alors que je suis tellement accompagnée. En convalescence spirituelle dans cet endroit, je vais lâcher prise petit à petit et me laisser regarder par le Christ. Je rends grâce à Dieu.

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La nuit a été étrange, dérangeante, calme. J’ai l’impression de me balancer au fil de l’eau. A 4 h, le chant des moines m’a reposé l’âme. « Seigneur, ouvre mes lèvres ! » Je me suis rendormie en pointillé et la messe de 7 h a été ma nourriture. La montagne est belle et le ciel bleu exalte le Seigneur. Le temps est magnifique. L’abbaye a ouvert son écrin. Tout est calme alors que mes pas m’ont emmené au « rocher des 3 évèques ». Je ressens tellement le Seigneur dans la nature. Il y a beaucoup de solennité dans ma balade improvisée. Je suis seule face à moi-même, à mes peurs et à mes interrogations. Suis-je capable de « vivre sans pourquoi » comme Alexandre Jollien, le philosophe suisse le proclame ? Les corbeaux restent dans un coin de mon esprit, vestige d’une mort annoncée. Physique ? Psychologique ? Spirituelle ? Cette retraite est étrange car silencieuse mais vide de sens à l’instant présent. Ma vie n’est pas là… mais j’irai au bout. Qui sait ? Tamié peut m’apprendre beaucoup sur moi-même. Je veux guérir Seigneur ! Assise devant le tabernacle dans cet oratoire si confortable, j’observe mon Jésus d’amour, pur et sans tâche. Sa paix et son amour déborde. Il n’y a pas de meilleur endroit pour écrire que celui-là. Jésus m’écoute, me scrute, me guérit. Comme je l’aime ! Cet endroit me repose parce qu’il est dans la plénitude. Une bulle d’amour, l’amour des cieux tout entier, pour toute la création.

 

Alors que je pose les armes,

Tu reviens me chercher.

D’un sourire plein de charme,

Tu me chantes félicité.

 

J’écris comme je respire,

Un souffle vers ta beauté,

Rien ne sert de courir,

Juste fermer les yeux pour t’aimer.

 

Tu es celui qui m’a trouvé,

Prise dans ma vie si lointaine,

Tu es venu me bercer,

Me couvrir de diadème.

 

Comme je regrette ces rimes sans saveur,

Alors que je t’aime jusqu’à l’infini.

Mais je sais que tu scrutes mon cœur

Cette maison ou tu vis, mine réjouie.

 

Je t’aime, tu sais, mon Dieu

Je suis toujours ta petite fleur,

Alors parfume les contours de mes yeux

Pour y puiser mes larmes de bonheur.

--

Cela faisait longtemps que je n’avais pas écris pour toi, Jésus. C’est ma façon de prier parce que je n’ai pas envie de réciter des prières sans âme. Mon cœur a soif de toi. Merci pour tes grâces. Et si je m’endormais dans cet oratoire, Jésus.. Me prendrais-tu dans tes bras ? Purifie mon Seigneur.

 

Je ne suis plus seule avec toi Seigneur. Un jeune prêtre est venu se recueillir auprès de toi. Je souris parce que j’ai repris mon crayon guidé par mon égo et non mon cœur. Pardon Seigneur, je suis stupide mais je t’aime fort, fort. Je pose le stylo et je te rejoins. Amen.

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Lit de douceur, d’amour, de tendresse et d’offrande sans cesse renouvelé. L’amour de Dieu dans toute sa splendeur. Je pense au lilas qui embaume. Je t’imagine exalter la même saveur. Comment fais-tu pour mettre autant de paix dans une pièce rien que par ta présence ? C’est incroyable quand on y pense. Je ressens ton sourire et ta tendresse, mon amour. J’aimerai pouvoir partager le quart de cette paix avec les autres. Oui, Seigneur, que je sois paix pour les autres, amour et réconfort aussi. JE T’AIME.

Au fonds qu’est-ce que c’est l’adoration ? On doit faire quoi devant toi ? Se laisser saisir ? Se taire ? On ne m’a jamais appris. Peut être que je pense trop, que j’écris trop pour pouvoir entendre. Mais je te rends grâce de m’écouter. Je vais écouter mon cœur en face à face avec toi Seigneur. Je referme le Stylo. Amen

--

J’ai croisé de nombreuses âmes ce jour. On s’entrelace à pas chassés, les regards, les sourire dans une danse désordonnée mais silencieuse. Je m’interroge. Qu’est ce que les gens cherchent en ce lieu, dans ces retraites ? « Et toi que cherches-tu Claudine ? » me dit le Seigneur. « Je te cherche Seigneur car tu es mon repère dans ma nuit noire de l’âme. Tu sais ce matin, alors que j’ai passé un long moment d’adoration avec toi, je me suis sentie en paix. Pleine de rien ou de tout… dans une complétude des sens… Je t’aime Seigneur. »

--

Une nouvelle journée se lève sur un cœur que je voudrais nouveau. Il fait très froid et le givre vient donner un aspect étrange aux voitures… vision fantomatique dans une nature ronde, chaude et sans cesse renouvelée. Je suis entrée dans la paix du Christ, véritable résurrection. Ici, tout semble simple, sans pourquoi. Je reste en silence la plupart du temps, face à mon être. Mon cœur, timidement, commence à me parler, à me dire qu’il m’aime pour ce que je suis. Je t’aime Seigneur. Je te regarde, toi, caché dans cet hostie et la lumière resplendit dans tout l’oratoire. Je me sens bien en ta présence. Tu sais, ce jeune prêtre m’émeut beaucoup. On le sens vibrer et il t’aime de tout son être. Je n’ai pu discuter avec lui. Je n’ose le déranger. Comme tu es beau mon jésus ! Je lève les yeux et je te rencontre, présence réelle, mystique, vivante et si belle. Faut-il que je me confesse Seigneur ? Pour aller au bout de ton amour pour moi ? Je sais que je ne suis pas encore allée au bout de moi, au bout de nous. C’est encore un peu flou tout ça. Je souris parce qu’en posant les mots, j’ai l’impression de prier par écrit. Je me sens comme Marie-Madeleine au tombeau. Purifie-moi de ma faute Seigneur ! Et pourtant, c’est à elle que tu es apparu en premier. Je vois l’image de ce désert, aridité ou purification de l’être… Sortir de la dualité pour réunir mon être. Mes écrits semblent décousus sans recherche harmonieuse… Simplement moi.

 

Si j’étais un écrin,

Je serais ta custode

Embaumant de parfum

La fin de ton exode.

 

Ecrire pour toi Seigneur

Je ne suis pas Sainte Thérèse

Mais toujours ta petite fleur

Un petit feu sous une braise.

 

Tu es mon amour des Cieux,

Qui reste à mes côtés

Une main au cœur et l’autre vers mon Dieu

Je chante mon amour crucifié.

 

Je lis ton histoire Sainte

Et j’ai l’impression de te connaitre depuis toujours

Je ressens ta douce étreinte

Qui me comble de ton amour.

 

Je vois la poussière sous tes pieds

Alors que tu chemines vers Jérusalem

Tes sandales marquent l’agapé

Sur le sol, un millier de diadème.

 

J’écris notre histoire à tous les deux

Sur un simple cahier d’écolier

Naviguant sur la courbe de nos vœux

Je m’habille de piété.

 

Et pourtant, je me sens démunie

A ne pas pouvoir t’embrasser

Car mon cœur est désuni

Refusant d’entrer en intériorité.

 

Tu me regardes dans cette hostie

Je te ressens t’interroger,

Mais moi je t’aime à l’infini

Dans une totale immensité.

 

Je vais poser le stylo

Pour venir te parler

Avec tous les défauts

Mais mon âme purifiée.

 

C’est étrange d’écrire devant le tabernacle, devant le Seigneur. Je sais qu’il me lit avant que j’ai écris mais sa présence devient visible dans l’adoration. Je t’aime Dieu et je te rends grâce pour ça. Amen

--

Très tôt devant le tabernacle, j’adore.. Ou plutôt, je m’essaye à l’adoration, à la contemplation silencieuse. Je n’arrive pas à faire taire le bruit de mon esprit. « Taisez vous les pensées ! » C’est peine perdue alors je regarde mon Jésus qui se cache et se dérobe à ma vue. Et pourtant, il est là. Alors je me laisse faire. Il est la vigne et je suis son sarment alors qu’il m’émonde. Je me demande si je suis insensible aux énergies de paix. Je ne ressens rien ni en bien ni en mal d’ailleurs. Quel paradoxe ! Suis-je devenue blasée ou alors est-ce encore le fruit de mon égo que de vouloir encore plus que plus ! Je suis un peu contrariée. Je suis tellement gourmande et c’est comme si on m’avait mis au régime. Encore 2 jours pleins ¾ à vivre à Tamié. Ce monastère recèle de beaucoup de secrets alors laissons-le nous livrer et ceci en toute liberté ce qu’il a à nous livrer.

 

Je te regarde te dérober à mon regard,

Eh Jésus ! C’est moi la femme pudique ou impudique

Ne me laisse pas trop longtemps attendre dans la gare

Je crois bien que j’en deviendrais amnésique.

 

Pourquoi détourner ton doux visage ?

Pour me donner une leçon d’humilité ?

Il est vrai que je ne suis pas bien sage

Et que j’ai besoin de me laisser former.

 

Oh Jésus, tu me manques tellement

J’ai beau crier dans le désert

Asséchée par la soif de toi, je suis sarment

Pitié pour moi Seigneur de l’Univers.

 

Encore un caprice de petite fleur,

Que de vouloir une caresse

Je t’en demande pardon Seigneur

Fais-moi frémir d’allégresse.

 

Au lieu d’écrire des vers aussi ridicules, je ferai bien « d’adorer » dans le silence de mon cœur et de regarder Jésus. Comment vouloir qu’il me regarde ou me parle si je suis occupée ailleurs ? Je t’aime Dieu.

--

C’est étrange.. Une certaine complicité s’est créée avec les retraitants. On se côtois sans vraiment se saisir ni se connaître… des sourires, des regards, des yeux qui pétillent. J’ai beaucoup de tendresse pour ce peuple en marche… le peuple de Jésus. Tous tellement différents et pourtant en ce lieu, il n’y a plus de classe sociale, ni de profession… juste fils et filles de Dieu… de belles âmes. L’amour du Christ, c’est cela… ne pas s’attacher aux hommes mais les aimer par delà les différences. Les moines sont dans une fraternité réelle. On sent que leurs 7 temps de prière leur donnent une solidité spirituelle. Ils sont dans une totale bienveillance mais une force émane de cette communauté. Merci Seigneur de m’avoir permis de vivre à leur rythme pendant quelques jours. Cela me rapproche de toi, fortifie ma foi et m’ancre en toi. Tu es comme une vague Seigneur… quelque fois déferlante, descendante ou montante. Au fonds, qu’importe.. Mon amour est bien au-delà de cela. JE T’AIME MON DIEU et je t’exalte par tous les pores de ma peau. Je suis si bien ici. Je suis en paix… Que de chemin parcouru encore une fois ! Toujours à mes côtés dans l’épreuve. Tu m’apprends, tu me formes et je t’aime.

Ps : je n’ai pas encore tout compris en ce qui concerne les corbeaux mais cela viendra en son temps, j’en suis persuadée. Amen

--

Sans parler de bilan, je crois qu’au fonds, j’aurai appris la vertu du silence qui nous parle, nous habite. Pour la première fois, je m’entends vraiment. J’entends mon être. Je ne sais pas si on peut parler d’intériorité au sens spirituel… mais déjà humaine. Le spirituel m’effleure encore même si je ressens son amour pour moi. Hier soir, c’était étrange. Alors que je fermais les yeux, j’ai eu l’impression d’une lumière dans la pièce. J’ai rouvert les yeux mais tout était noir. Alors je les ai refermés. Je ressentais comme un souffle de lumière qui serait venu se poser sur ma tête. Expérience mystique ? Interprétation personnelle ? En tout cas, je me suis endormie en paix et sereine. Les peurs s’éloignent doucement. Je suis dans une bulle de bien être. Et pourtant, il est si tôt. Après la prière de 4 h et le petit déjeuner, me voici devant toi Seigneur, présence réelle et silencieuse. Oui, tu ne me parles pas vraiment mais encore faudrait-il que tu arrives à en placer une ! Je pourrais disserter pendant des heures. Promis Seigneur, je vais te laisser des espaces « temps ». Je t’aime tu sais ! Jusqu’au-delà des étoiles. Je pourrais presque t’entendre me dire… et moi jusqu’à l’infini.

--

J’ai relu les quelques pages écrites jusqu’alors et j’ai souris de tendresse envers moi-même. Oui, la vie de foi n’est pas une vie linéaire. Elle est faite de creux, de vagues où l’on arrive même à surfer dans les moments de communion intense mais la dualité corps/esprit nous rejoint à chaque instant et c’est tant mieux parce que si nous étions toujours en haut de la vague, la vanité ne serait pas loin et l’orgueil aussi. Qui suis-je sinon fille de Dieu ? Une toute petite fleur qui vaillamment ouvre et referme ses pétales mais toujours avec persévérance. Je suis peut être comme une anémone de mer qui sait ? Je me promène dans les sous bois qui jouxte l’abbaye. Il y fait frais mais le soleil est trop chaud. J’aime bien les sous-bois. Je me sens protégée par les conifères. C’est drôle.. Nous sommes au printemps mais les feuilles mortes jonchent le sol. La nature me ramène à l’essentiel. ETRE tout simplement sans chercher à paraitre. J’ai lui un extrait d’un livre qui parlait de l’humeur des moines. Il est toujours de bonne humeur et s’il ne l’est pas ces frères l’encouragent à travailler sur ces blessures intérieures. En replaçant constamment le Christ en son centre, on garde le regard de Jésus, d’amour, d’écoute et de partage. Je n’en suis pas encore là mais il est vrai que je ne suis pas non plus moine. Je crois que c’est le travail de toute une vie et je sais que malheureusement les effets de Tamié s’estomperont au fil des jours et du retour à la vie normale. En tout cas, je suis comme une abeille qui se gorge du nectar des fleurs. Je sais que ces lieux existent et je rend grâce pour ça, pour ces énergies, pour ces hommes de prière, pour ces femmes de prières.. Ils contribuent tous grandement à l’équilibre du monde. Sans eux, ce serait un immense désastre.

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Dimanche matin s’annonce ensoleillé et les oiseaux chantent à la gloire de Dieu. Dans quelques heures, je quitterai ce lieu plein de paix et d’amour. Je suis régénérée de l’intérieur et un souffle nouveau habite mon âme. Dieu, dans toute sa bonté, m’a tout donné et l’intériorité m’a rapproché de lui et par lui, de moi-même. Je sais désormais que je dois travailler la patience et la douceur. Je suis heureuse à cet instant précis et le Seigneur est mon meilleur guide. Je comprends, que, pas à pas, l’espoir persiste au-delà des épreuves et la contemplation des choses de la vie m’apprend que la beauté est en toute chose, fruit de Dieu le Père. Le souffle de l’Esprit reste le meilleur guide et Jésus Christ est le chemin, la vérité et la vie.

Je terminerai par une prière :

Merci Seigneur pour ces moments bénis.

Que la paix que tu m’as donnée rejaillisse sur chaque personne que tu mettras sur ma route.

Fait que je sache m’émerveiller à chaque instant et trouver le positif dans chaque épreuve de la vie.

Merci Seigneur pour ces lieux de paix et de prière.

Je t’aime Dieu. Je sais que tu sais comme je t’aime.

Amen.

 

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Dialogue intérieur

Publié le par Petite fleur du seigneur

Dialogue intérieur

C’est toujours un peu étrange de commencer une nouvelle page, un nouveau recueil. J’imagine ce manuscrit se construire de manière hétéroclite au gré de mes états d’âme, de mes rêves, de mes rires et de mes prières. Quoi de plus beau que la création qu’elle soit poétique, littéraire, musicale, artistique ou même de potier. Tout prend corps et la pensée devient matière dans une ronde d’énergie qui émane du bout de mes doigts. Et pourtant, mon âme baigne dans les larmes et je me sens comme dans un liquide amniotique dont la poche aurait une fuite. Mon âme pleure…

Bonjour mon ange. J’ai décidé de passer par ce biais pour t’entendre. Tu sais, je suis un peu dur de la feuille et très triste sans savoir pourquoi. Je ne connais toujours pas ton nom d’ailleurs. Je n’ai pas envie de t’appeler Hahaia. Je ne trouve pas ce nom très beau. Je suis désolé bel ange mais je veux être franche. Remarque, je ne trouve pas non plus le mien beaucoup mieux. Par ou commencer ange… Au fonds, toi seul sait ce que je porte en moi. Oui, je sais... tu vas me répondre que moi aussi je le sais…

Bonjour Claudine. Pourquoi venir me parler si tu fais les questions et les réponses. C’est le propre de l’homme cela, qui pris dans une spirale d’un égo surdimensionné créé des monologues à lui tout seul.

Tu es dur mon ange alors que j’aurai tellement besoin de réconfort.

Je ne suis pas dur Claudine car je ne connais que la justesse et la réalité. Note bien qu’il n’y a aucun jugement dans tout ce que je peux dire mais uniquement une affaire d’état. Cela est. Tu comprends ?

Oui mon ange, je comprends. Dis… tu le sais toi pourquoi je suis dans un tel état de déprime intérieur.

Tu le sais aussi Chère Claudine. Tu veux et tu ne veux pas. De quoi as-tu peur ? La découverte n’est pas forcément mauvaise en soi. En ce moment, tu ne vois que le négatif de la vie alors que la vie est belle comme le soleil. Elle resplendit dans les hommes, dans tes montagnes que tu aimes tant, dans ton carmel et toutes les belles rencontres que tu fais chaque jour. Au fait, merci..

Merci ? Pourquoi me dis tu merci cher ange ?

Merci d’être ce que tu es et d’avoir tant donné aux hommes de par ta présence, ton sourire et ta bonne humeur. Je sais que tu penses à une pauvre femme et tu te sens bien démunie par ton ressentie. Tu as demandé de l’aide et tu vas en avoir mais comprends le … rien n’est acquis et c’est le travail de toute une vie que d’arriver à aimer équitablement et de manière pure alors ne soit pas trop dur avec toi-même. La vie se charge bien assez de t’apprendre alors écoute et danse au rythme de la symphonie que nous jouons pour toi.

Vous me manquez tant mes anges… tellement.. J’aimais bien quand je vous ressentais tressaillir de joie au sein de ma poitrine. Là, mon pauvre cœur est tout vide et tout triste.

Et jésus ? Lui laisses-tu la place qu’il mérite ?

Quelques fois, je le ressens mais il murmure tellement doucement que je n’entends pas. Aurait-il une extinction de voix ?

Jésus t’aime et il attend juste que tu réajuste ta fréquence avec la tienne. Tu n’es pas assez centrée et complètement déconnectée de ce que tu es. Laisse donc le passé où il est. Te rappelles-tu ? Laisse donc les morts enterrés leurs morts et avances… vis... Aimes… à en perdre la raison.

O mes anges… Même si j’invente cela me fait du bien au cœur de croire que je vous parle.

Tu en es encore là ma douce ? Tu n’inventes pas.. c’est ton intuition.. le souffle de l’Esprit qui vient sur toi. Il abonde à qui le suit.. Le veux-tu ?

Oui, de tout mon cœur.

Alors reviens nous parler souvent et arrête de perdre du temps à attendre un hypothétique retour des personnes qui se sont enfuis loin de ta lumière.

Tu sais tout n’est ce pas ? Tu sais comme j’ai dis adieu à l’étoile et comme du fonds de mon cœur je souhaite que le débat soit clos.

Il n’y a jamais eu de débat Claudine mais uniquement une bataille intérieure que tu mènes contre la vie. La vie est faite de rencontres plus ou moins longues mais à chaque fois formatrices. L’essentiel est en cela alors arrête de t’interroger pour savoir si c’était ou non une belle personne. Dieu s’en chargera. Ce n’est pas de ton ressort. Je t’aime Claudine

Merci mon ange… j’ai envie de te trouver un nom, le permet tu ?

Oui ma Jésabelle…

Jésabelle ? qui est ce donc ? attend je vais me renseigner.. oups.. super.. c’était un tyran, une reine qui a fini décapiter et sa tête donnée au chien. Je n’aime pas mon ange… Je doute du coup…

De quoi doutes-tu ? de nous, de toi ?

Vous êtes donc plusieurs ?

Nous sommes le nombre qui dédouble et qui réunifie.

Je crois que je vais te laisser pour ce soir ange…

Bonne nuit Douce Claudine..

Mon ange…

Oui douche colombe ?

Tu sais, ce manuscrit, je l’ai appelé « CONFIANCE » alors j’ai confiance. Cela fait déjà quelques temps qu’on me demande de reprendre la plume. Alors je te crois.

L’essentiel est que tu crois en toi. Tu es magnifique alors arrête de te faire du mal et tu deviendras grande.

Ne le suis-je pas assez du haut de mon mètre 80. Sourire.. Merci mon ange..

Nous t’aimons et nous sommes à tes côtés tels le roi à sa reine. Nous sommes à ton service.

Je n’ai pas envie d’être une Jézabelle et cela me met mal à l’aise quand vous me dites être à mon service.

C’est pourtant vrai Claudine et ce n’est pas une obligation. Nous avons choisi et nous aimons notre mission. Nous savons la chance que nous avons de t’avoir comme protégée et nous rendons grâce à Dieu.

C’est très gentil de me dire cela et je suis très touchée.

Prends conscience de ton âme qui aspire à se purifier et à la lumière. Tout te sera donné en son temps alors prends ton temps et habille toi de soie. Quitte ta robe de tristesse.

Comme je vous aime. Vous faites toujours référence à la bible et cela me donne un bonheur immense. Je peux vous laisser et aller me reposer. Merci. Je vous aime très très fort… Jusqu’au ciel.

Bonne nuit notre amour… Tu es notre trésor.. Celui des cieux tout entier. Amen

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Plume d'amour

Publié le par Petite fleur du seigneur

Plume d'amour

L'écriture n'attend pas... de peur de laisser s'envoler la sublimité de la pensée d'un instant... C'est comme préparer une tarte aux fraises et oublier de la manger...

J'ai eu cet instant de grâce où tout semble fluide et ou seule la plume manque à la volupté de ce qui se passe dans ma tête... Mon âme a parlé... et les mots se sont envolés dans le vide à défaut d'être gravé à jamais... Ils se sont envolés dans l'éther.. Je ne sais pas si on peut parler de talent d'écriture... A mon avis, les auteurs connus ou reconnus ont su saisir l'espace d'un court instant le génie grandissant de leur être en fusion...

C'est étrange parce que mon carnet reste désespéremment vide en ce moment et le fait de lire un livre dévérouille un cadenas que je ne veux surtout pas délier. pourquoi ? de peur qu'on puisse encore une fois y puiser l'intimité de mon être ? Et quand bien même ? Qu'est ce qui m'oblige à partager mon écrit sur le net ? Je crois que c'est beaucoup plus simple que cela. C'est un peu comme les attrapes-rêves... Comme si le fait de positionner mon âme à l'instant T me ferait un peu la perdre...

Deux heures délicieuses plongées dans un livre au son de la musique Jazz de Sydney Bechet... Ce musicien a une portée amoureuse pour moi depuis qu'on est passé par lui pour me dire "Petite fleur nous sommes là"... Soupir... Cela me semble si loin et pourtant si proche...

Tu sais quoi ? vendredi j'ai eu une grâce... Une de celle qui ne se présente pas tous les jours... Lors de l'élévation à la messe... Je l'ai vu... cette coupe et cette hostie auréolée d'un vert lumineux... Je me suis retenue de crier "SEIGNEUR !!". (Je l'ai mis en majuscule parce que j'aurai voulu le crier)... sourire... ou soupir... et pourtant, il m'a montrer ma prière déviante et non orienté au centre du centre ou coeur du coeur... Comme je t'aime mon Seigneur...

Et me voilà reparti sur l'amour de ma vie alors que je ne voulais qu'écrire du beau... j'aurai du écrire lorsqu'il était l'heure au lieu de laisser passer la plume qui désormais ne fait que chatouiller mon âme...

Il est toute ma vie.. tu es toute ma vie... j'ai aimé cette journée parce qu'elle était dans le partage et la simplicité... Ecoute de mon corps et fusion avec l'eau dans une nage à mon image... Repas partagé avec mes amours terrestres, ma famille... Visite chez une amie très chère à mon coeur et qui souffre dans sa chair.. Lecture et musique.. écriture.. certes un peu chahotique mais fervente...

Tiens et si j'écoutais encore un peu de musique... juste un peu... avant que les anges ne m'entrainent vers l'absolu... comme je t'aime mon ciel... c'est tout de même beaucoup plus juste qu'aimer une simple étoile... j'embrase la voie lactée désormais... Plus jamais mon ciel je ne t'oublierai au profit des humains... D'ailleurs, j'ai lu un truc... porter son regard sur l'homme alourdie alors que le centrer sur Dieu l'allège... alors soyons plume... plume d'amour

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Article publié depuis Overblog

Publié le par Petite fleur du seigneur

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Réflexion du soir

Publié le par Petite fleur du seigneur

Frisson.... cela en serait presque effrayant... en relisant certains de mes écrits... je ne me souviens pas comment j'ai pu les écrire... aurais-je été la plume d'une influence divine ? en voyant certains écrits de haute volée, je ne puis que le croire...

Angel.. thank's

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Faire un voeu

Publié le par Petite fleur du seigneur

Faire un voeu

Ce 11 février 2017, le Carmel du Reposoir se prépare à la fête… le banquet de noce entre Jésus et sœur Géraldine de l’Espérance et du Sacerdoce. En effet, après deux ans de noviciat, Celle-ci a décidé de prononcer ses vœux temporaires. Quelle meilleure date que celle-ci ! En effet, nous fêtons également Notre Dame de Lourdes et c’est donc avec le plus beau regard, celui de notre maman des cieux la Vierge Marie, que Sœur Géraldine va professer ses vœux.

 

Le Cardinal Robert Sarah préside et sera le témoin du sceau de l’alliance d’amour éternel entre Jésus et Sœur Géraldine. Au commencement de la cérémonie, un très beau dialogue va s’installer entre le Seigneur et la future carmélite et ceci par l’intermédiaire du Cardinal.

 

Cardinal Sarah : « Sœur Géraldine de l’Espérance et du Sacerdoce »

Sœur Géraldine : Tu m’as appelé Seigneur, me VOICI.

Cardinal Sarah : « Ma sœur que demandez-vous à Dieu et à son Eglise ? »

 

Sœur Géraldine : « La miséricorde de Dieu, la pauvreté de l’ordre et la vie commune avec les sœurs de ce monastère du cœur de Jésus et de la Vierge immaculée des Carmélites du Reposoir »

 

Ensuite, la messe suivra son cours et l’Evangile sera celui des noces de cana. Le Cardinal Sarah sera doux dans son prêche et d’une profondeur qui emmènera l’assemblée au cœur du cœur, celui du Seigneur. Il nous parlera de cette union qui se profile et qui est d’abord une alliance intérieure, dans la contemplation du cœur de Jésus, de l’Epoux. Il nous parlera aussi de la présence de la vierge Marie au côté de Jésus et du fait qu’elle soit le témoin et qu’elle pose son regard bienveillant sur son fils et tous les Hommes. Le temps de silence qui suit nous permet de méditer sur son homélie et sur cet amour vivant et éternel de Dieu envers sa création.

 

Le Cardinal Sarah s’approche lentement de la grille derrière laquelle les sœurs sont cloitrées :

 

Cardinal Sarah : « Ma sœur, qui avez été consacrée par l’eau et par l’Esprit au jour de votre baptême, voulez-vous parla profession religieuse chez les moniales de l’Ordre de la bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel, rendre plus profonde cette consécration ? »

 

Sœur Géraldine : « Oui, je le veux »

 

Cardinal Sarah : « Pour suivre le Christ parfaitement, voulez vous garder la chasteté à cause du Royaume, choisir la pauvreté et vivre dans l’obéissance ?

 

Sœur Géraldine : « Oui, je le veux »

 

Cardinal Sarah : « Voulez-vous être consacrée à Dieu seul, dans la solitude et la prière assidue pour l’Eglise, Corps mystique du Christ ? »

 

Sœur Géraldine : « Oui, je le veux »

 

Cardinal Sarah : « Que Dieu qui vous a introduite dans l’Ordre du Carmel daigne achever en vous son œuvre de sanctification »

 

Sœur Géraldine : « Amen »

L’émotion est palpable dans cette église du Carmel Du Reposoir et nous ressentons fortement la présence du Seigneur en ce lieu. Sœur Géraldine de l’Espérance et du Sacerdoce prononce ses vœux et s’avançant vers la Mère Prieure :

« Afin de vivre fidèlement dans l’obéissance à Jésus-Christ avec la Vierge Marie, moi, sœur Géraldine de l’Espérance et du Sacerdoce, devant mes sœurs ici présentes, entre vos mains, Mère Prieure, je fais pour un an vœu de Chasteté, Pauvreté et Obéissance à Dieu, Notre Seigneur, selon la Règle et les Constitutions des moniales déchaussées de l’Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel et je me donne de tout cœur à cette famille instaurée par Sainte Thérèse pour parvenir, avec la grâce du Saint Esprit et l’aide de la Vierge Marie, à la chasteté parfaite en servant l’Eglise notre Mère par la prière continuelle et le renoncement évangélique, et pour glorifier éternellement la Très Sainte Trinité ».

Le Cardinal Sarah lui remet son Crucifix : « Voici votre bien-aimé, qu’il repose comme un sceau sur votre cœur ». Il lui remet également la Règle et les Constitutions du Carmel.

Oui, l’amour Du Christ nous a saisis en ce lieu comme le chante ces sœurs lorsque la communion débute. Prions pour Sœur Géraldine de l’Espérance et du Sacerdoce dans son engagement et aussi pour toutes les sœurs du « Carmel de la Montagne » comme l’a nommé le Cardinal Sarah.

 

 

 

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TOUT ou RIEN

Publié le par Petite fleur du seigneur

TOUT ou RIEN

Expérimenter le RIEN… ne RIEN faire et ne RIEN être. Etre uniquement en présence de RIEN, de soi, de tout et ressentir une présence indicible, celle de Dieu. J’avais décidé de ne RIEN écrire pour être dans un RIEN authentique. Je rentre dans la chambre et je vois ce stylo publicitaire « PMU ». Je ferais donc une course contre moi-même à l’instar de ces chevaux pourvus d’une musculature à toute épreuve ? J’ai beau contempler mes cuisses, je distingue à peine mes muscles étouffés par un amas de couches graisseuses et adipeuses. Je vois donc ce stylo posé bien en évidence et je fais un pari : « si le bloc est posé à côté de mon lit, j’écrirais.. » Il est posé à côté de mon lit… Soupir… Pfff… je le regarde et l’imagine se gondoler de rire « ah ah ah, tu t’es fais avoir ! Dépêches-toi, j’ai faim de mots !! ».

Je m’arrête un instant. Voilà déjà vingt lignes posées sans n’avoir RIEN chercher. Tiens ! Encore ce RIEN. Ce RIEN devient décidément un peu trop encombré de ce tout. Je vais le décomposer ce mot, ce RIEN.. Ris Hein ?? Ce RIEN m’inciterait donc à la joie et au rire. Mon cœur se gonfle. RIEN serait donc être dans un instant vide ou RIEN n’existe d’autre que le maintenant ? pas de passé… pas de futur… RIEN… donc si pas de futur, pas d’angoisse et si pas de passé, pas de peines ni regret… Le RIEN quoi.. Je l’aime décidément ce RIEN remplit de rire. Et puis comme ce RIEN est l’instant, je peux fermer les yeux et retrouver mon monde intérieur qui n’est encore une fois RIEN de concret. C’est fou comme une simple réflexion permet de remplir un RIEN de mille choses. J’aime bien ce RIEN. Je commence à l’apprivoiser. C’est super confortable de ne RIEN faire, de ne RIEN être, de ne RIEN désirer. On est comme en apesanteur dans un vide sidéral où la seule conscience est soi.. ou RIEN… Le silence raisonne de ce RIEN.

Si je prononce le mot TOUT il est source d’angoisse tandis que le RIEN m’apaise parce qu’il n’y a plus aucune pensée encombrante, aucune attente… et puis dans le mot TOUT, on entend « Ouhh » comme le fantôme, le loup ou la chouette. J’imagine le TOUT dans la nuit alors que le RIEN est clair comme de l’eau de Roche. Si je devais dessiner ce RIEN, il serait un cube transparent qui n’existerait pas puisqu’il n’est RIEN. Mes écrits amènent ma pensée vers Raymond Devos, un ténor joeur de mots… Remarque, hier, Frère Grégoire, lors de sa conférence, avait qualifié ma pensée de Voltairienne. Il y a pire comme comparaison… je devrais donc m’en sentir flatté ? Tout n’est que vision de l’esprit. Mais moi, j’aime à ne penser à RIEN et donc à écouter le silence. Tu as déjà essayé d’arrêter de penser toi ? C’est super dur… et tu te prends à penser « il faut que j’arrête de penser ».. C’est sans queue ni tête.. C’est RIEN quoi… D’ailleurs, est-ce que RIEN existe vraiment puisqu’il ne qualifie que la non existence de quelque chose ? Ce serait un bon sujet de philo au bac : « Le RIEN existe-t-il ? Développer votre idée, thèse, antithèse, synthèse ».. Faire la synthèse de RIEN.. Il faut déjà être costaud…

Pause… brrrr… j’ai écris des centaines de mots sur RIEN… prémices d’une folie naissante ou d’un génie qui grandit… Au fonds, moi qui parlait un jour plus tôt de mourir à soi-même, il fallait bien expérimenter le RIEN puisque c’est le décès du TOUT.. mince alors… après avoir tuer les bulles d’eau gazeuse, voila que j’ai éradiqué le TOUT… Ce n’est pas un stylo que je tiens dans ma main mais une lame tranchante… Une tranche de RIEN, ça vous dit ? Histoire de se payer une bonne tranche de RIS HEIN ?!!!

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