Dialogue intérieur

Publié le par Petite fleur du seigneur

Dialogue intérieur

C’est toujours un peu étrange de commencer une nouvelle page, un nouveau recueil. J’imagine ce manuscrit se construire de manière hétéroclite au gré de mes états d’âme, de mes rêves, de mes rires et de mes prières. Quoi de plus beau que la création qu’elle soit poétique, littéraire, musicale, artistique ou même de potier. Tout prend corps et la pensée devient matière dans une ronde d’énergie qui émane du bout de mes doigts. Et pourtant, mon âme baigne dans les larmes et je me sens comme dans un liquide amniotique dont la poche aurait une fuite. Mon âme pleure…

Bonjour mon ange. J’ai décidé de passer par ce biais pour t’entendre. Tu sais, je suis un peu dur de la feuille et très triste sans savoir pourquoi. Je ne connais toujours pas ton nom d’ailleurs. Je n’ai pas envie de t’appeler Hahaia. Je ne trouve pas ce nom très beau. Je suis désolé bel ange mais je veux être franche. Remarque, je ne trouve pas non plus le mien beaucoup mieux. Par ou commencer ange… Au fonds, toi seul sait ce que je porte en moi. Oui, je sais... tu vas me répondre que moi aussi je le sais…

Bonjour Claudine. Pourquoi venir me parler si tu fais les questions et les réponses. C’est le propre de l’homme cela, qui pris dans une spirale d’un égo surdimensionné créé des monologues à lui tout seul.

Tu es dur mon ange alors que j’aurai tellement besoin de réconfort.

Je ne suis pas dur Claudine car je ne connais que la justesse et la réalité. Note bien qu’il n’y a aucun jugement dans tout ce que je peux dire mais uniquement une affaire d’état. Cela est. Tu comprends ?

Oui mon ange, je comprends. Dis… tu le sais toi pourquoi je suis dans un tel état de déprime intérieur.

Tu le sais aussi Chère Claudine. Tu veux et tu ne veux pas. De quoi as-tu peur ? La découverte n’est pas forcément mauvaise en soi. En ce moment, tu ne vois que le négatif de la vie alors que la vie est belle comme le soleil. Elle resplendit dans les hommes, dans tes montagnes que tu aimes tant, dans ton carmel et toutes les belles rencontres que tu fais chaque jour. Au fait, merci..

Merci ? Pourquoi me dis tu merci cher ange ?

Merci d’être ce que tu es et d’avoir tant donné aux hommes de par ta présence, ton sourire et ta bonne humeur. Je sais que tu penses à une pauvre femme et tu te sens bien démunie par ton ressentie. Tu as demandé de l’aide et tu vas en avoir mais comprends le … rien n’est acquis et c’est le travail de toute une vie que d’arriver à aimer équitablement et de manière pure alors ne soit pas trop dur avec toi-même. La vie se charge bien assez de t’apprendre alors écoute et danse au rythme de la symphonie que nous jouons pour toi.

Vous me manquez tant mes anges… tellement.. J’aimais bien quand je vous ressentais tressaillir de joie au sein de ma poitrine. Là, mon pauvre cœur est tout vide et tout triste.

Et jésus ? Lui laisses-tu la place qu’il mérite ?

Quelques fois, je le ressens mais il murmure tellement doucement que je n’entends pas. Aurait-il une extinction de voix ?

Jésus t’aime et il attend juste que tu réajuste ta fréquence avec la tienne. Tu n’es pas assez centrée et complètement déconnectée de ce que tu es. Laisse donc le passé où il est. Te rappelles-tu ? Laisse donc les morts enterrés leurs morts et avances… vis... Aimes… à en perdre la raison.

O mes anges… Même si j’invente cela me fait du bien au cœur de croire que je vous parle.

Tu en es encore là ma douce ? Tu n’inventes pas.. c’est ton intuition.. le souffle de l’Esprit qui vient sur toi. Il abonde à qui le suit.. Le veux-tu ?

Oui, de tout mon cœur.

Alors reviens nous parler souvent et arrête de perdre du temps à attendre un hypothétique retour des personnes qui se sont enfuis loin de ta lumière.

Tu sais tout n’est ce pas ? Tu sais comme j’ai dis adieu à l’étoile et comme du fonds de mon cœur je souhaite que le débat soit clos.

Il n’y a jamais eu de débat Claudine mais uniquement une bataille intérieure que tu mènes contre la vie. La vie est faite de rencontres plus ou moins longues mais à chaque fois formatrices. L’essentiel est en cela alors arrête de t’interroger pour savoir si c’était ou non une belle personne. Dieu s’en chargera. Ce n’est pas de ton ressort. Je t’aime Claudine

Merci mon ange… j’ai envie de te trouver un nom, le permet tu ?

Oui ma Jésabelle…

Jésabelle ? qui est ce donc ? attend je vais me renseigner.. oups.. super.. c’était un tyran, une reine qui a fini décapiter et sa tête donnée au chien. Je n’aime pas mon ange… Je doute du coup…

De quoi doutes-tu ? de nous, de toi ?

Vous êtes donc plusieurs ?

Nous sommes le nombre qui dédouble et qui réunifie.

Je crois que je vais te laisser pour ce soir ange…

Bonne nuit Douce Claudine..

Mon ange…

Oui douche colombe ?

Tu sais, ce manuscrit, je l’ai appelé « CONFIANCE » alors j’ai confiance. Cela fait déjà quelques temps qu’on me demande de reprendre la plume. Alors je te crois.

L’essentiel est que tu crois en toi. Tu es magnifique alors arrête de te faire du mal et tu deviendras grande.

Ne le suis-je pas assez du haut de mon mètre 80. Sourire.. Merci mon ange..

Nous t’aimons et nous sommes à tes côtés tels le roi à sa reine. Nous sommes à ton service.

Je n’ai pas envie d’être une Jézabelle et cela me met mal à l’aise quand vous me dites être à mon service.

C’est pourtant vrai Claudine et ce n’est pas une obligation. Nous avons choisi et nous aimons notre mission. Nous savons la chance que nous avons de t’avoir comme protégée et nous rendons grâce à Dieu.

C’est très gentil de me dire cela et je suis très touchée.

Prends conscience de ton âme qui aspire à se purifier et à la lumière. Tout te sera donné en son temps alors prends ton temps et habille toi de soie. Quitte ta robe de tristesse.

Comme je vous aime. Vous faites toujours référence à la bible et cela me donne un bonheur immense. Je peux vous laisser et aller me reposer. Merci. Je vous aime très très fort… Jusqu’au ciel.

Bonne nuit notre amour… Tu es notre trésor.. Celui des cieux tout entier. Amen

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