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Les mains

Publié le par Petite fleur du seigneur

Les mains

Ce soir, alors que je regardais dans la chapelle le tableau de Marie et de l'Enfant Jésus, mes yeux se sont attardés sur les mains de la vierge. la main droite soutenait l'enfant et la gauche avait ce geste protecteur des mamans. Sans les toucher, j'ai ressenti comme elles étaient douces et aimantes; J'ai souri et je suis restée un long moment à les contempler alors que nous égrainions les "je vous salue Marie".

Les mains sont le miroir de l'âme. Elles sont les cartes d'identité des êtres. N'y a-t-il pas d'ailleurs les ridules à l'intérieur ? certains y verront les traces de leur futur destin alors que d'autre n'y verront que des traits typiquement humains. j'aime les mains. j'ai ce côté tactile qui fait que j'aime le toucher, caresser et ressentir.

Les mains sont le prolongement du verbe afin de créer. Un homme ayant exercé un métier manuel aura les mains abîmées, sculptées par le temps. On y verra la sueur et l'amour du métier. on y verra le labeur d'un homme de la terre ou d'un amoureux du bois.

Elles sont l'instrument qui pétrie la pâte, qui caressent l'enfant, qui bénissent ou qui menacent. Sur mon banc ce soir, je regardais les mains de la vierge qui étreignait son enfant avec une douceur amoureuse. Je sais que si j'avais pu lui prendre la main, j'aurai vu ce qu'elle portait en elle, la chaleur des champs d'été, les mains qui pétrissent la pâte ou qui lavent le linge, les mains qui s'offrent entièrement à Dieu ou les mains qui du fonds du coeur aiment son enfant.

Les mains sont le don que Dieu a fait à l'humanité... le prolongement qui lui permet de donner, d'aimer et d'adorer. C'est étrange mais je me prend à penser à Simon, ce monsieur aveugle que je cotoie à la messe; Ce soir, alors que j'arrivais à la chapelle, je l'ai vu assis tout seul au soleil. J'ai mis ma main sur son épaule et doucement je l'ai aidé à se relever afin de le guider dans la chapelle. Il n'a que sa main et sa canne pour le guider...

Oui, ce soir, je me sens dans la douceur du cœur parce que ce cœur peut donner... dans la tendresse, l'amitié, la caresse et l'Agapé.... Les mains.... ce sont un peu des cœurs.... alors soyons comme elles.... dignes de l'amour de Dieu...

Divinement vôtre

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Cupidon

Publié le par Petite fleur du seigneur

Cupidon

Les mots me détournent de ce mal qui me ronge, de cette colère grandissante au fonds du cœur d’une hypothétique mise au rang des bannis. Quelques fois, ce sentiment s’apaise et je peux regarder le vent souffler sur mes joues et ressentir la vie dans toute sa splendeur. A d’autres moments, je sens ce monstre qui grignote mon cœur et qui ronge son frein. Il est féroce ce monstre et force mes yeux à se fixer sur cette porte fermée. C’est un véritable tyran limite oppresseur ou kidnappeur de mon cœur. Je le regarde ce monstre et sincèrement, je n’éprouve pas le syndrome de Stockholm à son encontre. Il est tout ce que je déteste… l’antithèse de la douceur et de l’amour. Il me donne la nausée et pourtant il fait partie de moi ce montre. Il faudrait peut être que je l’apprivoise non ? J’ai beau approché mes mains pour le caresser, j’en ai tout de même peur. Il a les dents acérés et pointus… On dirait un animal qui a été maltraité par ses maîtres… Au fonds, je l’aime bien même si j’ai un peu de mal à l’approcher ce monstre. Je l’aime bien parce que c’est le mien et celui de personne d’autre. N’est-ce pas moi qui l’ai créé après tout ? Alors de loin je l’observe et j’essaye de saisir l’étincelle de sa douleur, de saisir l’indicible part de vie qui a été blessé chez lui. A part moi, personne ne peut l’apprivoiser. Il faudrait peut être que je lui donne un nom à ce monstre ? Et si je l’appelais cupidon ? Quoi ? ce montre, l’ange de l’amour ? Je crois qu’il n’a jamais si bien porté son nom parce qu’il lance des flèches pour poser un sort à celui qui est visé. Il lance ses flèches pour qu’on l’aime. Mais Cupidon n’est jamais repus et lorsque l’être enlève sa flèche, le monstre se déchaîne ! Il veut qu’on l’aime… Cupidon doit comprendre que l’amour n’a pas besoin de retour et qu’il s’offre sans arrière pensée. Lorsqu’il est en crise aigue, il me ferait faire bien des bêtises alors je me plonge dans les mots, seul façon pour moi de me détourner de lui et de l’apaiser. Tiens ! Il s’endort à nouveau… Tout doucement, je vais le caresser. Il est si beau dans son sommeil ! Je lui dis que moi je l’aime ce Cupidon parce qu’il fait partie de moi alors qu’il ne cherche pas d’autre amour que celui qu’on lui offre ! Je crois que je vais m’endormir contre lui ce soir et lui raconter ces champs de violette et ce beau soleil d’argent. Je vais lui conter les vastes contrées où il peut courir à volonté et le vent qui lui susurre des mots d’amour à volonté. Je lui narrerai avec nostalgie sa véritable maison et dans un murmure, lui chuchoterai « je t’aime tu sais »…

Divinement vôtre

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l'enfant des étoiles

Publié le par Petite fleur du seigneur

l'enfant des étoiles

Les enfants des étoiles sont souvent nostalgiques jusqu'à ce qu'ils comprennent que l'étoile n'est que le rayonnement de leur propre lumière.  Alors,  un jour l'enfant des étoiles rejoint l'univers  pour y construire un nouveau monde... celui du nuage de l'inconnaissance.

l'espace d'un instant, on saisit l'univers tout entier et l'on comprend que l'illusoire séparation n'est que le fruit d'une amnésie passagère qui est vouée à disparaître lorsque la beauté du monde sublime l'absence... alors on retrouve dans une fleur, un arbre ou le vent, l'enfant qui nous manque et on le ressent par les sens ultimes et véritables... on ressent l'enfant qui était mais qui est toujours dans la vie de l'univers et qui te chuchote tout bas : je suis là.

L'homme est habitué à fonctionner dans la souffrance et la douleur parce qu'on lui a dis que cela devait en être ainsi. dans certains pays on célèbre la mort comme on célèbre la vie chez nous parce que l'on sait que chaque mort nous ramène une étincelle de vie supplémentaire... on saisit aussi que l'être humain n'est qu'une étincelle de Dieu et que chaque âme forme l'arc en ciel des cieux. On sait aussi que le chant du grillon allume les étoiles et que le soleil se cache derrière le voile. Dans le vol du papillon, on navigue sur l'océan de la partition et on écrit une mélodie angélique.... celle des cieux tout entier... à la gloire du seigneur

Lorsqu'une seconde est devenu 10 ans, on comprend notre erreur et l'on peut observer le plafond de sa chambre sans en être prisonnier et ainsi s'envoler pour s'éveiller à la vie... Eveillons nous et le ciel nous sera donné...

Un jour, le silence de la montagne entendra les arbres chanter et la voix des anges s'écrier : "comme le monde est beau". Alors, abriter contre le ventre du monde, on pourra lui dire tout bas : "Je t'aime tu sais".

Pour F, un très bon ami.

Divinement vôtre

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Divagations

Publié le par Petite fleur du seigneur

Divagations

Au fils de l'eau, j'continue ma route ; parfois sans dire un mot, j'ai pas b'soin d'une écoute.... j'suis juste une p'tite fleur en quête du saint graal, recherchant sans cesse le Seigneur en ouvrant mes pétales.... dans la nuit de mon âme je reste seule face à moi même, j'vais pas en faire un drame d'avoir égarer mon diadème.... j'suis la p'tite fleur du Seigneur que tu le veuilles ou non et je vieillis bien avant l'heure perdue dans mes pensées sans nom... Au fils de l'eau, j'écris mes divagations comme tricotant un ex voto avec ma foi, je donne le ton...

Le ton d'une ambiance un peu morose m'inventant des rêves que je nécrose... La solitude est ma compagne pleine de vicissitudes mais quelques fois pleine de charme.. J'reprendrais pas les armes celles qui m'ont destitué d'un trône que je trépane auquel j'ai tellement rêvé... J'suis qu'une toute petite fleur abandonnée dans l'infini mais j'ai toujours mon beau seigneur pour m'éblouir dans la nuit...

j'n'ai plus besoin d'étoiles aussi belles soient elles, juste ramener la voile pour retrouver mon étincelle... j'suis la lune dans l'ombre de ma nuit, d'une douceur de plume qui a jamais m'éblouie... L'océan est le lit de ma douleur, pourquoi l'avoir fait aussi grand pour une toute petite fleur... On y est mon Seigneur et mon roi, je savais qu'il me faudrait en passer par là...

Le détachement est à ce prix et c'est d'argent que j'en dessine l'infini... Le silence s'est fait autour de moi, ne plus avoir l'outrecuidance de se prendre pour un roi... J'suis pas encore arrivée au port de l'humilité, y a qu'à voir mes yeux mouillés pour savoir que je me suis plantée... Mais j'ai toujours dis à mon Jésus que je le suivrais même nue.. Alors vaille que pourra à me défaire des apparats et attributs...

J'suis la p'tite fleur du Seigneur mais pas encore une grande fleur... Alors on va continuer à grandir dans la nuit de mon âme pour pouvoir enfin revêtir le vêtement d'une grande dame... J'navigue à vue ou alors dans le brouillard mais n'est ce pas d'avoir vécu sous le profil d'un avatar ? p't être bien que je me suis plantée, en traçant mon chemin à la recherche de l'humilité... Mais mon égo n'est désormais qu'un souvenir, pas plus gros qu'une graine en devenir...

Alors suis la route à la recherche de ton étoile mais n'ai pas de doute qu'elle est derrière le voile... J'avais choisi une étoile de pacotille, juste attirée par ce qui brille... L'étoile de l'humilité n'est pas de regarder briller mais plutôt de frotter sur le vernis tout écaillé... J'suis une toute petite fleur qui m'habille du Seigneur... le seul qui ne me demande rien... juste d'embellir mon lendemain...

Alors cap'taine de mon coeur me voici devant toi... j'ai vieilli bien avant l'heure alors veux-tu encore de moi ? j'suis prête à sacrifier mon statut de petite fleur pour devenir humilité devant toi, mon beau Seigneur... Ce matin, au carmel, j'ai caressé les traces de ces clous... demandant juste ton amour, je me suis mise à genoux... Le silence était presque écrasant, tellement il en était intense de tes rivières de diamant... La colombe de ce beau vitrail est devenu ma liberté, celle qui enserrait mes entrailles, je voudrais tellement volée...

J'suis heureuse d'avoir cette écriture, pour devenir bienheureuse revêtant ma plus belle tessiture... Celle d'une petite âme à la recherche du Seigneur et non plus celle qui trépane d'avoir trouer son si grand coeur... Alors j'écris comme je vis en ne cessant de crier, je suis en vie.. pas besoin de trouver un écho à ma voix... juste pouvoir créer le beau à la suite de tes pas...

Tu es mon plus grand bonheur et cela, y a point d'erreurs... Pardonnes pour moi à ceux qui m'ont blessé car moi je ne peux pas, toute seule leur pardonner... Je haie le mensonge comme j'aime la vie ; mon coeur est une éponge qui dit ce que je suis... tu as tellement souffert sur ton chemin vers la croix alors, je te rends grâce pour ton apprentissage vers un lendemain sans froid...

Tu réchauffes mon coeur en me caressant de bonheur, passant sans peur du statut de petite fleur à l'herbe desséché au vent d'été, tel cet épi de blé qui de coquelicots a paré... J'referme cette petite parenthèse qui ne me correspond pas... celle qui serait comme l'antithèse de ton amour pour moi...

J'suis toujours sur le même océan mais à mes côtés, se trouve un amour infiniment, plus grand que la moindre de mes pensées alors soyons le ciment pour réparer mon coeur nécrosé... Je t'aime mon Seigneur et mon Dieu... même dans l'immensité, tu me contemples du haut des cieux...Alors ta main dans la mienne on va continuer le chemin où je sème, un nouvel écrin à mon nouveau diadème...

Divinement vôtre

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La terre des hommes

Publié le par Petite fleur du seigneur

La terre des hommes

Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime… Ayant envie d’écrire sans d’idée préconçue sur ce qui pourrait sortir de mon cerveau de petite fleur du Seigneur, j’ai laissé mes doigts choisir pour moi et…. « Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime »… C’est cette phrase qui a fusé telle une rose sur un champ étoilé. Je la trouve belle cette phrase. Elle sent la violette et le romarin. Elle rassemble le peuple en marche vers la lumière… à la suite de mon Jeshua d’amour… Il s’est donné pour nous dans un contexte historique difficile. Il a été jusqu’au bout… Et nous ? qu’avons-nous fait de ses paroles ? Comment appréhendons-nous la vie actuelle ? Est-ce un témoignage désuet et d’une autre ère ? Je crois qu’il n’a jamais été autant d’actualité ce message de Jésus. La terre semble être un vaste champ de bataille et une image me vient… des soldats de plomb qu’un enfant avancerait pour retracer la bataille de Waterloo… Victor Hugo en a fait un écrit magnifique et d’un réalisme saisissant. Pour le plaisir de la lecture, je vous le retranscris :

L'expiation

Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.
Pour la première fois l'aigle baissait la tête.
Sombres jours ! l'empereur revenait lentement,
Laissant derrière lui brûler Moscou fumant.
Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche.
Après la plaine blanche une autre plaine blanche.
On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
Hier la grande armée, et maintenant troupeau.
On ne distinguait plus les ailes ni le centre.
Il neigeait. Les blessés s'abritaient dans le ventre
Des chevaux morts ; au seuil des bivouacs désolés
On voyait des clairons à leur poste gelés,
Restés debout, en selle et muets, blancs de givre,
Collant leur bouche en pierre aux trompettes de cuivre.
Boulets, mitraille, obus, mêlés aux flocons blancs,
Pleuvaient ; les grenadiers, surpris d'être tremblants,
Marchaient pensifs, la glace à leur moustache grise.
Il neigeait, il neigeait toujours ! La froide bise
Sifflait ; sur le verglas, dans des lieux inconnus,
On n'avait pas de pain et l'on allait pieds nus.
Ce n'étaient plus des cœurs vivants, des gens de guerre :
C'était un rêve errant dans la brume, un mystère,
Une procession d'ombres sous le ciel noir.
La solitude vaste, épouvantable à voir,
Partout apparaissait, muette vengeresse.
Le ciel faisait sans bruit avec la neige épaisse
Pour cette immense armée un immense linceul.
Et chacun se sentant mourir, on était seul.
- Sortira-t-on jamais de ce funeste empire ?
Deux ennemis! le czar, le nord. Le nord est pire.
On jetait les canons pour brûler les affûts.
Qui se couchait, mourait. Groupe morne et confus,
Ils fuyaient ; le désert dévorait le cortège.
On pouvait, à des plis qui soulevaient la neige,
Voir que des régiments s'étaient endormis là.
Ô chutes d'Annibal ! lendemains d'Attila !
Fuyards, blessés, mourants, caissons, brancards, civières,
On s'écrasait aux ponts pour passer les rivières,
On s'endormait dix mille, on se réveillait cent.
Ney, que suivait naguère une armée, à présent
S'évadait, disputant sa montre à trois cosaques.
Toutes les nuits, qui vive ! alerte, assauts ! attaques !
Ces fantômes prenaient leur fusil, et sur eux
Ils voyaient se ruer, effrayants, ténébreux,
Avec des cris pareils aux voix des vautours chauves,
D'horribles escadrons, tourbillons d'hommes fauves.
Toute une armée ainsi dans la nuit se perdait.
L'empereur était là, debout, qui regardait.
Il était comme un arbre en proie à la cognée.
Sur ce géant, grandeur jusqu'alors épargnée,
Le malheur, bûcheron sinistre, était monté ;
Et lui, chêne vivant, par la hache insulté,
Tressaillant sous le spectre aux lugubres revanches,
Il regardait tomber autour de lui ses branches.
Chefs, soldats, tous mouraient. Chacun avait son tour.
Tandis qu'environnant sa tente avec amour,
Voyant son ombre aller et venir sur la toile,
Ceux qui restaient, croyant toujours à son étoile,
Accusaient le destin de lèse-majesté,
Lui se sentit soudain dans l'âme épouvanté.
Stupéfait du désastre et ne sachant que croire,
L'empereur se tourna vers Dieu ; l'homme de gloire
Trembla ; Napoléon comprit qu'il expiait
Quelque chose peut-être, et, livide, inquiet,
Devant ses légions sur la neige semées :
« Est-ce le châtiment, dit-il. Dieu des armées ? »
Alors il s'entendit appeler par son nom
Et quelqu'un qui parlait dans l'ombre lui dit : Non.

Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine !
Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,
Dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons,
La pâle mort mêlait les sombres bataillons.
D'un côté c'est l'Europe et de l'autre la France.
Choc sanglant ! des héros Dieu trompait l'espérance ;
Tu désertais, victoire, et le sort était las.
O Waterloo ! je pleure et je m'arrête, hélas !
Car ces derniers soldats de la dernière guerre
Furent grands ; ils avaient vaincu toute la terre,
Chassé vingt rois, passé les Alpes et le Rhin,
Et leur âme chantait dans les clairons d'airain !

Le soir tombait ; la lutte était ardente et noire.
Il avait l'offensive et presque la victoire ;
Il tenait Wellington acculé sur un bois.
Sa lunette à la main, il observait parfois
Le centre du combat, point obscur où tressaille
La mêlée, effroyable et vivante broussaille,
Et parfois l'horizon, sombre comme la mer.
Soudain, joyeux, il dit : Grouchy ! - C'était Blücher.
L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme,
La mêlée en hurlant grandit comme une flamme.
La batterie anglaise écrasa nos carrés.
La plaine, où frissonnaient les drapeaux déchirés,
Ne fut plus, dans les cris des mourants qu'on égorge,
Qu'un gouffre flamboyant, rouge comme une forge ;
Gouffre où les régiments comme des pans de murs
Tombaient, où se couchaient comme des épis mûrs
Les hauts tambours-majors aux panaches énormes,
Où l'on entrevoyait des blessures difformes !
Carnage affreux! moment fatal ! L'homme inquiet
Sentit que la bataille entre ses mains pliait.
Derrière un mamelon la garde était massée.
La garde, espoir suprême et suprême pensée !
« Allons ! faites donner la garde ! » cria-t-il.
Et, lanciers, grenadiers aux guêtres de coutil,
Dragons que Rome eût pris pour des légionnaires,
Cuirassiers, canonniers qui traînaient des tonnerres,
Portant le noir colback ou le casque poli,
Tous, ceux de Friedland et ceux de Rivoli,
Comprenant qu'ils allaient mourir dans cette fête,
Saluèrent leur dieu, debout dans la tempête.
Leur bouche, d'un seul cri, dit : vive l'empereur !
Puis, à pas lents, musique en tête, sans fureur,
Tranquille, souriant à la mitraille anglaise,
La garde impériale entra dans la fournaise.
Hélas ! Napoléon, sur sa garde penché,
Regardait, et, sitôt qu'ils avaient débouché
Sous les sombres canons crachant des jets de soufre,
Voyait, l'un après l'autre, en cet horrible gouffre,
Fondre ces régiments de granit et d'acier
Comme fond une cire au souffle d'un brasier.
Ils allaient, l'arme au bras, front haut, graves, stoïques.
Pas un ne recula. Dormez, morts héroïques !
Le reste de l'armée hésitait sur leurs corps
Et regardait mourir la garde. - C'est alors
Qu'élevant tout à coup sa voix désespérée,
La Déroute, géante à la face effarée
Qui, pâle, épouvantant les plus fiers bataillons,
Changeant subitement les drapeaux en haillons,
A de certains moments, spectre fait de fumées,
Se lève grandissante au milieu des armées,
La Déroute apparut au soldat qui s'émeut,
Et, se tordant les bras, cria : Sauve qui peut !
Sauve qui peut ! - affront ! horreur ! - toutes les bouches
Criaient ; à travers champs, fous, éperdus, farouches,
Comme si quelque souffle avait passé sur eux.
Parmi les lourds caissons et les fourgons poudreux,
Roulant dans les fossés, se cachant dans les seigles,
Jetant shakos, manteaux, fusils, jetant les aigles,
Sous les sabres prussiens, ces vétérans, ô deuil !
Tremblaient, hurlaient, pleuraient, couraient ! - En un clin d'œil,
Comme s'envole au vent une paille enflammée,
S'évanouit ce bruit qui fut la grande armée,
Et cette plaine, hélas, où l'on rêve aujourd'hui,
Vit fuir ceux devant qui l'univers avait fui !
Quarante ans sont passés, et ce coin de la terre,
Waterloo, ce plateau funèbre et solitaire,
Ce champ sinistre où Dieu mêla tant de néants,
Tremble encor d'avoir vu la fuite des géants !

Napoléon les vit s'écouler comme un fleuve ;
Hommes, chevaux, tambours, drapeaux ; - et dans l'épreuve
Sentant confusément revenir son remords,
Levant les mains au ciel, il dit: « Mes soldats morts,
Moi vaincu ! mon empire est brisé comme verre.
Est-ce le châtiment cette fois, Dieu sévère ? »
Alors parmi les cris, les rumeurs, le canon,
Il entendit la voix qui lui répondait : Non !

La guerre n’est donc pas le châtiment d’un Dieu sévère mais le fait d’un égo de l’homme surdimensionné qui croit à la possession de la terre que le Seigneur nous a offert. Je repense à la notion de propriété qui a été encore une fois érigée par l’homme… On devient propriétaire de sa maison, de la nouvelle voiture et même de son chien ! Lorsque l’heure sonnera le glas de notre fin de vie, tout ceci semblera bien loin de nos préoccupations. L’homme est venu sur terre nu comme un vers et en repartira de la même manière… dans une putréfaction dans la terre… Je trouve cela beau parce que cela épure tout ce que l’homme chercherait à salir… Alors oui… mon Jésus est la voie royale non désuète mais bien au contraire, emplie de la vérité. Il est la vérité et la vie…

Ô pauvre homme sur cette terre à la recherche d’un bonheur extérieur fait de bien matériel, de possessions… Mon bonheur est dans mon cœur et même si toutes les épreuves de la vie ou même les autres essayent de m’aspirer… Je resiste… à l’envahisseur… car le seul dans mon cœur est le Seigneur… le Seigneur d’une toute petite fleur mais qui aime tellement les autres fleurs… Elle les trouve belles même si elles ne s’aiment pas elles-mêmes… Etrange destin d’un exil sur la terre de nos ancêtres avant de retrouver mon beau soleil éternel.

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Pensée du jour

Publié le par Petite fleur du seigneur

Petite fleur a besoin d'un baiser pour caresser le ciel, juste un tout petit baiser pour devenir celle... qui de sa route caresse les êtres... quoi qu'il en coûte et bien loin du paraître...

Alors, elle regarde vers les étoiles et les devine dans la voie lactée, en soulevant le léger voile qui réchauffe l'être aimée...

Kiss angel...

Divinement vôtre

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L'immensité

Publié le par Petite fleur du seigneur

L'immensité

Dans l'immensité vit une toute petite molécule, si infini qu'elle en serait presque ridicule. Pourtant, elle donne un reflet à ma vie, comme une caresse dans ma nuit. C'est une petite particule d'un grand tout qui m'habite, comme on rajouterait une virgule sur l'océan cosmopolite. Cette petite molécule a le même adn que moi, une petite renoncule qu'on aime à travers soit.

La petite fleur du seigneur aurait-elle semer quelques graines d'elle-même ? Ne serait-ce que du bonheur de tricoter la laine que je parsème ?

Dans l'immensité de ma vie, je suis toujours en osmose avec les éléments lorsque la morosité me fuit à haute dose d'un ciel étincelant.

Cette petite molécule de bonheur a un nom qui me vient d'une idée du Seigneur. Elle s'appelle Laura comme une pierre qu'on or a.... j'ai de la chance d'être aussi riche d'amour et d'imaginer à outrance ce doux tapis de velours.

Une autre poussière d'étoiles auréole le ciel de mes nuits, telle une aurore boréale qui d'une étincelle m'éblouie. Il a le nom d'un roi biblique, tel David que j'imagine héroïque.

Deux molécules sont donc au centre de ma vie, deux jolies virgules qui inspirent mon écrit.

Je t'aime ma fille de la lune... Tu brilles d'une bulle d'écume..

Je t'aime mon fils du soleil... Tu réchauffes mon coeur sans pareil.

Merci Seigneur pour ces deux jolies fleurs qui tu m'as offerts,

Ils me donnent tant de bonheur et j'ai tout ce que j'espère.

Divinement vôtre

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Esprit saint, Esprit qui donne la vie

Publié le par Petite fleur du seigneur

Esprit saint, Esprit qui donne la vie

"Depuis trois ans, je me tourne vers toi Seigneur pour te crier ma désespérance, pour implorer ton aide et ton secours. Envoie-moi ton Esprit, Seigneur, montre ta miséricorde : pourquoi n'entends-tu pas ma plainte ? Jusqu'à quand me laisseras-tu être piétiné par les méchants ? Ne vois-tu pas comme je souffre ? J'ai fini par me confondre avec Job. trahisons, faillite, maladie, décès autour de moi ! Je suis seul au monde face à l'adversité, meurtri, figé sur mon lit, dans ma douleur, trop puissante. Je ne te vois pas, je ne t'entends pas. Je ne sens pas ta présence, tu m'as abandonné, je meurs, lentement mais sûrement. Mes forces m'ont quitté. Laissez-moi dormir tranquille. J'ai renoncé à me battre. C'est trop difficile. Mais... aïe ! Quel est ce picotement ? Qui me pince ainsi ? ça suffit ! ça fait mal "

"As-tu fini de pleurnicher sur ton sort ? Tu me casses les oreilles ! Debout, prends ton grabat et mets-toi en marche ! Ouvre les yeux et regarde-moi. Tu m'as appelé et je suis là et depuis un bon moment, mais toi, y es-tu ? je t'ai donné une épouse et des enfants fidèles et aimants dont tu as mis la patience et l'amour à rude épreuve, à travers lesquels je t'ai fais passer bien des informations t'indiquant ce que tu devais faire. les as-tu écoutés, as-tu tenu compte de ce qu'ils t'ont transmis ?

Je t'ai envoyé plusieurs messagers, amis de longue date ou passeurs d'un jour, pour t'avertir des pièges qui t'étaient tendus, tu ne les as pas reconnus. Tu n'as pas suivi leurs conseils inspirés et tu as plongé à pieds joints dans les traquenards conte lesquels ils t'avaient mis en garde. Tu n'as pas eu la sagesse de leur faire confiance et tu t'es laissé broyer sans te défendre. Tu n'as pas senti les écailles qui poussaient et recouvraient tes yeux, tu t'es masqué toi-même la réalité, précipitant ainsi ta perte et celle de ta famille. tu as fais la guerre à tes alliés et voulu conclure des pactes avec tes ennemis !

Renonces-tu enfin à ton illusion de toute puissance et acceptes-tu enfin de te laisser mener par moi, l'Esprit Saint, moi, que tu as appelé pou t'aider à conduire ta vie ? Choisis-tu enfin la Vie ?"

E.M.D

Tiré du Liens n° 17 "pentecôte au jardin de nos coeurs" Paroisse Saint bruno

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Imagerie

Publié le par Petite fleur du seigneur

Imagerie

Nous sommes tel un appareil photo captant l'espace d'une micro seconde la vie qui se déroule tel un kaléidoscope déformant... l'un verra le vol d'un papillon quand l'autre ne verra qu'une nature morne et sans vie.

L'avantage de la vie, c'est qu'elle nous permet un renouveau sans cesse exaltant qui se différencie selon nos humeurs... j'aime les images... poétiques ou terre à t'air.... emplissant mes poumons de toutes les sensations extatiques digne du nectar le plus divin.

Encore ce midi, je regardais ma montagne qui surplombant ma vallée semblait la protéger comme une mère à ses enfants. Nous sommes bien petits telles des fourmis tissant une toile au fin fond de l'infinie.

La chaleur inonde de particules mon être et le vent vient doucement caresser l'épiderme encore endormis par les frimas de l'hiver.. Alors au centre de mon esprit, j'imagine les champs de blés fleurissant les coquelicots, le chant du coq pour réveiller ses poulettes et la bonne odeur du pain grillé nageant dans un relent de café... Humm, c'est si bon, les sens dans toute leur splendeur.

Même le fait de tapoter sur ces quelques touches alphabétiques me font saisir l'espace d'un instant la chance d'être... d'exister... de créer... de rire ou de pleurer...

Vie qui nous est offert comme un cadeau... à déballer à chaque instant et à découvrir dans de nouvelles versions sucrées salées...

Divinement vôtre

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A demi-mot

Publié le par Petite fleur du seigneur

A demi-mot

L’être humain est beau… je le trouve souvent beau parce qu’il a le pouvoir de parler non pas dans les mots mais dans son humanité toute entière… Il a le pouvoir d’un regard d’illuminer une journée, d’un sourire de consoler un chagrin ou d’une caresse, d’apaiser les cœurs meurtris.

Hier, à ma journée diocésaine, il n’y avait pas besoin de beaucoup de mots pour sentir cet amour et appartenance à ma famille chrétienne. Il n’y avait pas besoin de long discours non plus. Alors que je témoignais, j’ai ressentis toutes les ondes de l’assemblée…. Assise aussi à ma place à écouter les autres, j’ai ressenti la personne à mes côtés et j’avais presque envie de lui prendre la main, de lui caresser le bras parce que j’étais bien et je voulais transmettre ce bien.

L’osmose est parfaite et la dimension spirituelle intense dans tout ce que je vis. C’est un étrange sentiment que de se sentir à sa place, non pas dans un décalage mais au contraire une harmonisation tout entière de son être. J'ai compris que nous attirons ce que nous sommes et aller vers ce que nous ne sommes pas ou ce qui ne nous fait pas ressentir d'appartenance ne pouvait que nous faire souffrir. Je crois au fonds qu'il ne faut pas essayer d'appartenir ou non à un groupe quantifié. Il faut être et sentir.

Alors, peut être encore une fois, il est rassurant d'être en compagnie de ses pairs d'amour tant que l'on a pas appris ce qu'était l'amour, le vrai avec un grand A. Cependant, ce n'est pas paradoxale avec son identité propre ni dans une perte idéologique de faire partie d'une élite. Il s'agit juste d'avancer sur le chemin qui draine et nous entraîne vers les mêmes vibrations que l'on puisse émettre.

Je suis si bien depuis quelques temps... Depuis que je ne suis plus en décalage avec ce que je suis. Par le passé, en cherchant chez les autres, je me suis perdue. Je pensais pourtant qu'il ne s'agissait que d'amour et ne comprenait pas vraiment cette brûlure d'amour qui me donnait une blessure ravivée à chaque pas. Il ne s'agissait que d'attachement donc d'un immense leurre car l'amour est tout sauf l'attachement. On ne peut se prévaloir d'être aimant ou aimante et vouloir lier ce qui se ressemble car tout est parfait dans son imperfection. Il n'y a ni laideur, ni défaut, ni qualité. Il n'y a que des perceptions inhérentes à chaque être.

Alors à demi-mot, je laisse souvent mon regard parler pour moi, étinceler le Christ et surtout ne plus jamais rentrer dans un moule qui serait trop large pour moi ou dans lequel je serais à l'étroit. Je suis profondément heureuse de mes découvertes. Cela n'a nullement gommé par magie mes épreuves de vie mais cela m'a donné une perspective visuelle beaucoup plus juste.

La sagesse s'acquiert pas à pas et le silence verbal me rejoint dans les connectiques d'un être en devenir... Il est mais il devient aussi tel le potier... façonné par le temps, par l'érosion, sculpté par l'univers et ce qu'il porte en son sein.

Il est bon d'aimer à demi-mot et surtout de ne pas vouloir plus que plus. J'ai découvert quelque chose hier, d'essentiel dans ma quête. Aucun humain ne peut s'affranchir d'une vérité universelle. La seule vérité universelle est l'amour et de nombreux chemins y mènent. Le mien est unique et je le trouve beau comme les étoiles.

Je vous aime.

Divinement vôtre

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