L'absolution
Après avoir errer dans le sablier du temps,
Je fais une pause de ma vie,
Sans chercher plus que ce que j'attend,
Cette absolution de l'infini.
Il n'est guère plus qu'une poignée de secondes,
dans les méandres des milliers d'ères,
d'une pensée qui en deviendrait vagabonde,
sans domicile , perdu dans l'atmosphère.
Elle reste suspendu au souffle de la mère,
Qui dans l'étal de la marée de l'oxygène,
Attend de passer du marron au vert,
annonce d'un printemps lavant les peines.
Et pourtant, pas un frisson sur ma peau,
Soleil plombant l'écorce de mon coeur,
Espérant ce vent qui raviverait les mots,
D'un bouton éclosant en petite fleur.
L'absolution doit pourtant venir de l'intérieur,
Inventant un nouveau sens au pardon intégral,
Sans bagage m'en remettant à mon Seigneur,
Peintre et créateur de mon si beau cristal.
je pense à mon étoile que j'ai laissé filé,
Si belle, si totale dans la divinité naissante,
et je me dis qu'elle aurait peut être pu m'aider,
A dérouler l'écheveaux de la laine nécrosante.
le souffle ne vient pas me vivifier,
Alors je retourne à la source de mes pensées,
Reposant mon coeur au temps du sablier,
D'une espérance de ma tendre piété.
L'absolution est un concept
Et le pardon, la seule chose que je puis donnée...
Forgeant à l'épée un nouveau précepte,
le gravant dans la pierre que je vais sceller.
J'y arriverais...
Je t'aime maman
Divinement vôtre