Les regrets

Publié le par Petite fleur du seigneur

Les regrets

Dans le secret de mon coeur vit un regret immense,

Celui d'avoir choisi mon heure et d'en recevoir la sentence.

On ne peut vivre en agissant si mal, je l'ai compris,

Point de jugement dans l'astral, aussi humaine que je suis.

J'ai planté de la poussière grise sur la terre des humains,

D'une jalousie et son emprise face à l'égo sans parfum.

Je ne peux en vouloir à personne à part à ma bétise utlime,

Alors pourquoi ma peine en résonne à en chercher la moindre rime.

Rien ne pourra effacer ma large peine d'avoir juger,

Et j'ai reçu l'anathème sur ma couronne d'ancienne fée.

On me l'a retirer ce diadème en argent,

Dans cette vaste contrée sans aime ; je me retire en rampant.

Esprit d'un vermisseau sans fleur ni trompette,

Antithèse du plus beau, sans saveur ni violette.

Je me suis trompée moi même dans les méandres de l'illusion,

Encore une fois ce que je sème de mes plus basses divagations.

Relever la tête au soleil de la vie,

Mais ne pas être en fête de l'amour qui me fuit.

Rentrer en sa propre demeure pour ne plus se blesser,

Fallait-il que j'en meure de cet amour d'agapé.

L'univers ne répond qu'aux paroles de chacun,

Ne plus émettre un son pour ne plus crier en vain.

La petite fleur a bien du mal à grandir sous la pluie,

A la recherche du saint graal de mon désir d'égérie.

Les regrets sont le parfum de la tristesse,

Plus jamais devenir une altesse.

Reste ce que je suis et pas ce que j'émet,

Et pourtant je suis en vie alors point de regrets.

C'était encore une fois la vie d'une petite fleur,

Pas de coeur mais de bois d'une alchimie de l'horreur.

Je vais donc jardiner à nouveau sur le sentier de mon âme,

Pour enfin semer le beau d'un rameau d'olivier qui se pâme.