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Rien n'est jamais vain

Publié le par Petite fleur du seigneur

Rien n'est jamais vain

"L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n'as pas à le prévoir mais à le permettre" Antoine de Saint Exupéry - Ecrivain

Rien n’est jamais vain… Aucune circonstance n’apporte un vide à quelque chose… Il y a ces longues périodes de torpeurs et de langueurs qui nécrosent la vie et entoure nos êtres d’un nuage gris et silencieux. Tout est cotonneux à part les pensées qui se jouent de notre véritable nature… qui continuent inlassablement à nous emmener vers un monde d’illusion. C’est cela la dualité. Mais j’ai appris depuis peu que rien n’est jamais vain. Ces périodes moroses et d’introspection ne sont que des plages d’adaptation où le véritable soleil commence un travail d’épuration. La vie est un formidable voyage intérieur où chaque élément extérieur est une pierre à laquelle on s’adapte ; souvent bon gré, mal gré, mais qui forge un peu plus le travail du sculpteur que nous sommes.

Oui, c’est cela… Rien n’est jamais vain et accepter cette part indicible de doute permet de lâcher prise sur cette recherche intérieure. Alors accepter aussi d’être dans un sas de décompression qui permet à l’âme de reprendre son envol. Je regardais ce matin une buse dans le ciel jouée à prendre les courants ascendants de l’air. Elle battait des ailes et ensuite se laissait porter par le souffle, sans se fatiguer plus que nécessaire. C’est cela la vie dans toute sa simplicité… Faire sa part et se laisser porter par les événements, les départs, les rencontres, les larmes ou les rires. Savoir que quoi qu’il arrive, tout n’est qu’une pierre de plus à laquelle on s’adapte non pas dans une volonté farouche de vouloir le contraire mais dans un lâcher prise quotidien. Je conscientise désormais chaque molécule de cette micro seconde qui passe et qui m’entraîne vers une autre seconde. Le sablier de la vie….

Rien n’est jamais vain et à cœur vaillant rien d’impossible. Nous sommes, nous créons et lorsque la vie nous semble si mystérieuse, nous nous en remettons au Seigneur qui sait mieux que nous où le souffle nous entraîne.

La sérénité n’a pas de prix. Elle est gratuite sans nostalgie et sans course en avant. Elle est le fruit d’une pleine conscience. Je regarde mes montagnes si belles, revêtues de leur nouvel écrin printanier. Les arbres sont verts ; d’un vert qui égraine toutes les palettes de sa gamme. Alors, les yeux dans le plein de cette immensité, j’ai la certitude absolue d’être à la place à laquelle Dieu me destine, sans chercher ni mieux ni moins bien. Juste être… dans ce minuscule espace temps. Le monde nous tend les bras alors que le souffle m’y entraine et me garde à tout jamais dans ses bras.

Divinement vôtre

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Les guérisseurs

Publié le par Petite fleur du seigneur

Les guérisseurs

C'est étrange.. j'observe, je note, je quantifie et je remarque le nombre de personnes qui se prévalent d'être guérisseurs.... "je peux vous aider"... "Venez me rencontrer pour une séance avec les anges...", "J'ai ce don de naissance".... etc, etc... et tout ceci bien entendu en contrepartie financière. je ne doute pas une seule seconde qu'il y ai dans le lot des personnes de bonne foi mais je me demande au fonds, si ils ne se servent pas pour la plupart de la souffrance des gens...

Cela m'émeut et m'interroge aussi... Aimer et réconforter devrait être un don gratuit et devenir naturel...Faire avec le talent que le Seigneur nous donne et pas en puisant dans la manne de l'humanité en souffrance... j'ai reçu beaucoup d'aide et j'en ai donné aussi et ceci sans avoir besoin d'en faire étalage. Vanité, tout n'est que vanité en ce monde... Je préfère nettement semer des graines plutôt que de vouloir une moisson venue de la semence de la misère du monde.

Cela peut sembler paradoxale et surtout engendrer un peu de jalousie ? Sourire... Si seulement, le monde pouvait guérir de ses blessures grâce à ses soient disant guérisseurs, j'en serai la plus heureuse. Mais encore une fois, il s'agit de poudre aux yeux... rien de plus...

En ce moment, après avoir beaucoup lu la philosophie, j'étudie la psychologie... je tente de comprendre le mécanisme du fonctionnement des humains... J'aide à ma mesure et plus avec démesure parce que j'ai appris que ce serait encore le fruit d'un égo surdimensionné que de se prévaloir sauveur de l'humanité. Il n'y a qu'un seul sauveur, c'est Jésus le Christ.

L'homme a tendance à laisser de côté le Seigneur pour se faire soit même Dieu... Quelle boutade et quelle bêtise... Nous n'aurons jamais assez d'expériences pour comprendre le mystère des cieux.

Je suis gênée par ce déploiement de faux prophètes, de faux guérisseurs etc.... Tant de personnes sont en recherche et souffre; j'espère du fonds de mon coeur que l'Esprit Saint leur donnera le discernement nécessaire pour comprendre;;;

C'était un petit pavé dans la mare que je jette ce jour... Parce que je trouve inutile et complètement inapproprié que de donner de l'espoir aux gens en leur faisant croire à des super pouvoirs. Nous avons tous des dons et des talents et je sais que c'est grâce au verbe incréé que la libération et la guérison viendront... pas autre chose...

Alors je conseille aux personnes qui me liront de faire attention.... L'humanité est en route mais... certaines personnes useront de ruses pour s'engraisser et dépouiller les autres... Ce n'est que mon humble avis de petite fleur du Seigneur... Je rends grâce à Dieu pour m'apprendre à ne dépendre de personnes sinon de lui-même;

Divinement vôtre

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le passage

Publié le par Petite fleur du seigneur

le passage

Quel est le meilleur apprentissage que celui de la vie ? il permet le passage... une simple ligne qui permet de passer de l'ombre à la lumière... Il est comme le chas d'une aiguille et il faut se faire petit comme un enfant pour pouvoir s'y glisser... La vie est un mystère et aussi une coquine... Elle nous permet tous les comportements possibles des plus purs au plus vils... Et, il ne nous reste que les yeux pour pleurer une fois que les actes sont posés... Et pourtant, ce sont ces actes qui lorsqu'ils ne sont pas en résonance avec notre être profonds, nous donne des leçons... de "sacrées" leçons dans tous les sens du terme.

J'ai été de ceux-là et je crois bien que quelques fois, j'en suis encore. J'en paye un lourd tribut... Ayant eu des actes totalement à l'opposé de ce que je suis, ils ont eu une conséquence dont je n'imaginais pas les aléas... je suis désormais loin de beaucoup de personnes que j'aime. je pensais que le pardon arrangerait mes affaires si les remords étaient sincères et humbles. Et bien, je crois désormais que lorsque l'on a cassé une corde à un violon, on aura beau la remplacer, elle ne donnera jamais le même son qu'auparavant.

Je continue donc à voguer sur le fil de ma vie loin des êtres qui m'apportaient tant. je peux toujours y penser avec nostalgie et continuer à les aimer même dans le silence. Alors, oui... je les aime.... je crois qu'ils n'auront jamais idée de la portée de mon amour... comme une portée de musique... qui nous emmène au delà des frontières du monde visible.

Mais c'est comme ça et il est temps de refermer la porte des souvenirs pour créer mon présent... dans la beauté de l'univers... dans la foi et l'amour... Etre tombé ne m'empêche pas de continuer à aimer... parce que cela est mon essence, mon moteur et j'aime aimer... tout simplement...

Qui sait... peut être que l'espace d'un instant, la porte se rouvrira et que je pourrais y accéder... J'y ai cru... Mais... je crois bien qu'au fonds de moi, je n'y crois plus vraiment... Alors, je vais rester dans mon présent et réfléchir à mon avenir. Il ne se construira pas sur des chimères mais sur du solide... Un nouveau monde...

Je n'ai rien oublié et cela n'est pas le but. Il faut juste apprendre à vivre de ses erreurs pour ne pas reproduire... Et cela, je me le suis jurée... plus jamais... je n'agirai comme j'ai pu le faire... Et plus jamais, je ne me laisserai victimiser... Nous sommes tous un membre du corps du Christ... Alors mon Jeshua, guide moi vers de verts pâturages... Il est temps... plus que temps désormais...

Divinement vôtre

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douceur du soir

Publié le par Petite fleur du seigneur

Il n'est pas de plus doux que l'écrin de ton coeur,

Dans mes rêves les plus fous, je t'arrose de mille fleurs.

Si tu ne crois pas en toi, je le ferai pour toi,

Alors quoi que tu crois, je t'aime gros comme ça.

Pour toi ma Bi Sou...

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Une simple goutte

Publié le par Petite fleur du seigneur

Une simple goutte

Etre une simple goutte du temps qui passe,

enlève le moindre doute à mon hésitation.

Etre rien dans un tout qui nous dépasse,

un simple grain, mystère de cette création.

La regarder filer sur un vieux métier à tisser,

Pris dans une toile d'araignée où le rouet travaille sans relâche,

D'une douceur qui rimerait avec le verbe aimer,

Nouvelle ère pour un seul coeur d'un amour qui détache.

Je ne suis que la goutte d'eau d'une pluie salvatrice,

Où alors l'ex-voto d'un remerciement vers les cieux,

Avoir découvert la route dans l'universalité créatrice,

Pour niveler le beau d'une lueur au fonds des yeux.

Merveille des merveilles que d'arriver à se détacher,

De l'illusion des possessions comme un ver dans la pomme,

Un magnifique réveil d'une pensée dans sa simplicité,

Je vais devenir papillon se réveillant d'un léger somme.

Heureuse comme jamais en ce nouveau jour qui se lève,

J'hume la vie comme on respire une nouvelle odeur,

Et de pétales je revêts le velours de la nouvelle "Eve"

Un égérie qui ouvre en grand le coeur de sa fleur.

C'est un travail d'ascèse que de découvrir sa délicatesse,

Comme une main que l'on baise d'une peau nue et subtile,

Sur le trône d'une épicurienne qui en deviendra altesse,

Et ainsi devenir la reine d'un royaume et naviguer sur le fil.

Je suis une simple goutte d'eau d'un parfum très délicat,

En parsemant de nombreux mots sur le clavier de mon jardin,

Je me mire dans le miroir d'une réalité sans apparat,

Petite fleur sortie du noir qui me fait sentir et embaumer mon lendemain.

Soyons goutte... hum... c'est si bon...

Divinement vôtre

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Pensée du jour

Publié le par Petite fleur du seigneur

"Je pense encore et encore à toutes mes petites aventures, à mes peurs, toutes ces petites peurs qui me semblaient si grandes.

Car j'avais des choses vitales à obtenir et atteindre.

Et pourtant, il n'y a qu'une seule chose importante, la seule :

vivre pour voir le jour magnifique qui se lève et la lumière qui emplit le monde"

Philip Harnden

Journeys of Simplicity : traveling light

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Le disciple et le maître

Publié le par Petite fleur du seigneur

Le disciple et le maître

Sur les chemins de la vie, se trouvait un fils, qui de sa toute nouvelle certitude, avait quitté son nid. Il avait décidé de ne dépendre de personne et dans la fougue de sa jeunesse, se pensait indestructible. Il allait bon train, le sourire aux lèvres et la besace pleine de pain nouveau. Il regardait d’un air narquois les paysans faire leur moisson sous le chaud soleil du midi naissant. Il se pensait libre et sans contrainte.

Il trouva un arbre et s’assis en dessous. A la fraîcheur de ses feuilles, il s’y abrita et commença avec appétit à rompre le pain. Une ombre attira le coin de sa paupière. Il fut surpris de voir de l’autre côté de l’arbre un homme dans la position du lotus qui semblait méditer. Il s’en trouva fort contrarié qu’on puisse lui voler une partie de son ombre. Il l'accosta : « Eh triste sir, passez donc votre chemin, cet arbre m’appartient ». L’homme âgé ouvrit les yeux et le regarda de manière bienveillante.. « Comment l’arbre de vie pourrait-il vous appartenir ? N’est-il pas écrit qu’il est don de soit à qui souhaite l’accueillir avec bienveillance ? N’est-ce pas le nid des oiseaux du ciel et les racines du sol, protecteur de la terre nourricière ? ». Le jeune effronté, levant un sourcil, lui lança quelques miettes de son pain et lui dit d’aller conter fleurette à un autre vagabond « Allez donc vous nourrir ailleurs que chez moi triste Sir ! Voici votre pitance alors ne venez pas me conter la vie… Je la connais… j’y suis »…

L’homme en méditation regarda les miettes à ses pieds, les ramassa avec bienveillance, fit un trou dans le sol et les y planta. « Regardez, jeune chien fougueux et apprenez que tout ce qui vient de la terre, retournera à la terre. N’avez-vous donc pas le regard aiguisé pour saisir la subtilité de ce qui vous tient lieu de pitance ? Ne sentez-vous pas le blé que les jeunes semeurs ont planté ? La chaleur et le travail de la récolte ? Ne voyez vous pas le levain donner corps et esprit à ce pain ? Et l’eau qui a désaltéré cette farine ? Est-ce aussi le fruit d’un imaginaire plutôt que d’une semence véritable ? »

La colère gronda dans le cœur fermé du jeune homme et il commença à insulter le vieillard. Celui-ci imperturbable le regarda s’égosiller jusqu’à ce qu’il s’arrête complètement hors d’haleine. « Vos paroles ne sont que le fruit de vos pensées et repartent à celui qui les créées. Vous me dites être la vie alors qu’est-ce que la vie, pour vous donc, mon jeune ami ? » Après un regard étonné, le jeune retrouva sa superbe et se lança dans une tirade narcissique : « La vie, c’est pouvoir prendre tout ce que je veux, être le meilleur, le plus fort, le plus beau. La vie c’est la force et vous, vous êtes la faiblesse. Regardez-vous, triste vieillard, au crépuscule de votre vie si misérable.. Ne me donnez pas de leçons alors que vous êtes déjà mort ». Le vieillard, se leva et cueilli délicatement une feuille de cet arbre. « Regarde, mon enfant, la vie, c’est cela… C’est un éternel recommencement. C’est la graine qui jaillit du fruit et qui reconstruit le cycle de la nature. La vie, c’est savoir saisir l’espace d’un instant, l’indicible certitude que nous sommes tout petit mais si grand. La vie c’est aussi écouter et apprendre. Je te remercie mon jeune ami de m’avoir appris la vie ».

Le fils perdu de sa superbe et resta médusé à regarder le vieillard qui en s’appuyant sur son bâton commençait à s’éloigner. « Eh le vieux ! Qu’est-ce que je t’ai donc appris ? »… L’homme ridé se retourna et plongeant son regard profondément vers ce jeune étalon lui dis doucement « Tu m’as appris qu’on ne peut être ni disciple, ni maître et qu’une part de ta fougue était la mienne. Tu m’as appris qu’à arpenter le chemin, on découvre toujours et encore de l’autre… Et tu m’as appris l’acceptation de la différence."

Moralité :

Ne faites de personne un maître mais soyez toujours disciple… Le roseau ploie mais ne rompt pas… Il s’adapte au climat et ne cherche pas à emprisonner le vent… Soyons juste comme le souffle… un éternel recommencement.

Divinement vôtre

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Témoignage

Publié le par Petite fleur du seigneur

Témoignage

Je partage dans cet article le témoignage que je vais faire le 10 Mai devant les futurs confirmants du diocèse.

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Bonjour, je m’appelle Claudine et j’ai été confirmée le 19 mai 2013 en l’église Saint joseph d’Annemasse. On m’a demandé de témoigner et de vous dire comment je me laisse guider par l’Esprit Saint dans ma vie de Laïc. On peut déjà dire que le fait que je sois aujourd’hui devant vous est déjà pour moi, une invitation de l’Esprit Saint. En effet, j’avais prévu à cette date de partir en week end spirituel avec une amie et de ne rentrer que ce soir. Lorsque j’ai reçu un mail de Marie-Thérèse Bouchet me demandant de témoigner devant vous, j’étais bien embêtée mais je me suis dis « tant pis, mon we est prévu de longue date ». Je n’ai cependant pas répondu tout de suite et j’ai appelé mon amie Marie avec qui je devais partir. Et là, elle m’annonce que nous devrons rentrer le samedi soir car elle a de la famille qui arrive le dimanche matin. Alors là, j’ai souris et j’ai dis « Ok Seigneur, je crois bien que tu m’y attends le 10 mai devant les confirmants ».

Voilà déjà pour moi un signe de l’Esprit Saint qui me demande de me dévoiler un peu plus. Il y a de cela trois ans en arrière, j’aurai certainement refusée par timidité et manque de confiance en moi. Effectivement, je crois qu’il y a un avant et un après la confirmation. Je ressens très souvent en moi désormais une force qui me pousse à oser lorsque ma tête hésite. Cette confirmation à ancrer beaucoup plus profondément la foi dans mon cœur. Pour imager, je pourrais dire que tel un arbre, mes racines étaient fragiles comme une jeune pousse et que désormais, elles se sont fortifiées. L’esprit Saint a fait son œuvre en y mettant un bel engrais.

Au début de mon parcours, je me disais mais qu’est ce que c’est que cet esprit saint dont on me parle tous le temps. Pour moi, c’était vraiment quelque chose d’abstrait, comme un souffle qui passait sans vraiment s’arrêter auprès de moi. Et pourtant, je crois qu’il était déjà à l’œuvre. Pour moi, il jalonne la route de chaque être humain avec des signes, que ce soit dans des rencontres, des lectures ou même des chansons. Je vais vous raconter une petite anecdote assez drôle que j’ai vécue. On peut dire que Jésus m’a rejoint en 2011, passant d’une simple image à un véritable ami et confident. Il m’a envoyé un véritable cadeau du ciel que je garde profondément dans mon cœur. C’était très étrange parce que j’avais l’impression qu’à chaque interrogation, on me donnait la réponse sur un plateau d’argent. Alors, j’ai commencé à me poser des questions en me demandant si je n’étais pas en train de m’imaginer des trucs qui n’existaient pas. C’était un passage spirituel difficile à appréhender pour moi. J’étais un peu entre deux eaux. J’avais derrière moi 40 ans de vie très matériel et terre à terre et là, on me dévoilait l’autre côté du rideau. Je me disais que je devais me faire des films. J’en avais un peu gros sur le cœur il faut le dire. Je monte dans ma voiture pour partir travailler et j’allume la radio. J’entends les paroles d’une chanson qui disait « non, non, tu n’es pas folle ! Et là, je pense que j’ai du avoir l’air d’un poisson rouge avec la bouche grande ouverte. J’ai été obligée d’éclater de rire et j’ai juste dis à Dieu « Ok Seigneur, je crois qu’il faut que je te fasse un peu plus confiance désormais ».

Voilà comment l’esprit saint avec douceur et délicatesse nous fait passer de beaux messages. Je me place souvent sous sa guidance. Il nous met des jalons sur la route et nous sommes tellement aimés que nous sommes libres ou non d’en tenir compte. Je trouve cela incroyable et fabuleux.

Je suis une personne qui passe beaucoup par l’écriture dans mon parcours et ça, c’est incontestable que l’Esprit Saint m’a guidé. En 2011, j’ai reçu ce cadeau des cieux, j’étais vraiment sur un petit nuage rose. Je ne savais pas vraiment où m’orienter et j’avais très certainement tendance à ne pas avoir assez les pieds sur terre. Un jour, au bureau, un représentant arrive et m’offre un stylo. Bon, je trouve cela sympa, sans plus… Une heure après, un autre commercial arrive et m’offre un deuxième stylo… Là, je commence à me poser des questions mais bon… j’étais au travail donc je continue mes tâches… et ma commande de fournitures de bureau arrive. J’ouvre les cartons et bien en évidence, « pour vous remercier, recevez ce cahier gratuit ». Alors comme moi je suis un peu rebelle dans l’âme, j’ai bougonné un peu et j’ai dis « bon ben Ok Seigneur mais je ne sais pas trop ce que ça va donner »… Et cette passion ne m’a plus quitté. J’écris beaucoup ; mon parcours ; des poèmes ; ce qui me porte. Je suis absolument persuadée d’être aidé et guidé par l’Esprit Saint.

Au fonds, pour moi, l’Esprit Saint est le souffle de Dieu qu’il pose sur ses enfants. C’est une petite voix intérieure qui sait très bien nous guider. J’enseigne le catéchisme aux enfants et avant chaque séance, je demande à l’Esprit Saint de m’aider dans cette tâche car les enfants sont étonnants et souvent très profonds. Alors, plutôt que de me débrouiller toute seule, je demande au patron un coup de main.

J’ai aussi découvert que l’Esprit Saint pouvait revêtir des habits différents. Il agit à notre insu et toujours par amour. Il y a quelques temps en arrière, j’ai été faire deux jours de retraite à l’Abbaye de Tamié. Comme je suis super gourmande, j’en attendais beaucoup. Je me suis découverte beaucoup plus spectatrice qu’actrice de ces deux jours. Mais j’étais contente parce que les chants monastiques m’ont apporté beaucoup de paix. La nuit a été courte… Elle a été un mélange de rêves, de la prière de la nuit, du silence, de paroles que je ne comprenait pas. Mais c’était un beau week-end sans vraiment de messages… Je pense cependant que l’Esprit Saint était à l’œuvre et qu’il a du déposer quelques graines en mon cœur parce que toute la semaine qui a suivi, j’avais une joie réelle et profonde en moi.

Au fil de mon parcours, je me suis ôtée toute pression et je sais désormais que chaque personne est aimé profondément d’un amour que nous ne réussirons jamais à appréhender. J’ai appris qu’il n’y a pas de petits, ni de grands… Juste des enfants de Dieu qui grandissent et qui apprennent. On tombe souvent et croyez moi, je suis tombée très souvent et hélas pour moi, encore beaucoup mais j’ai la certitude absolue que nous aurons toute l’aide des cieux dans notre chemin de vie. J’ai eu des périodes de désert où, il est vrai, je ressentais beaucoup moins le Seigneur, mais j’ai eu aussi des moments tellement intenses que je n’aurai les mots pour le dire. Alors, je n’aurai aucun conseil… juste d’écouter son cœur, d’observer les signes et de faire de son mieux. Je terminerai sur une phrase que j’avais lu je ne sais plus ou mais qui m’avait beaucoup aidé. Je trouve qu’elle résume tout : « Ainsi que tous ceux qui peinent en ce monde, tu as fait ton possible. Même si ce possible n'était pas à l'image du mieux que tu portais en toi, c'était malgré tout ton possible dans l’instant. ».

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Se retrouver...

Publié le par Petite fleur du seigneur

Se retrouver...

Dans ce monde un peu étrange,

Peuplé de nombreuses humains,

J'écoute la voix des anges,

Tricoter le monde de demain.

Elle m'a appris cette voix,

Une chose essentiel,

De ne pas tressaillir d'émoi,

Si on veut te couper les ailes.

Le monde est vaste et immense,

Alors pourquoi insister devant une porte fermée ?

Ce serait encore vouloir avec insistance,

Exister aux yeux des autres, image déformée.

On peut aimer les gens même dans l'absence,

J'en suis persuadée car l'amour est un don gratuit,

alors tant pis si j'en suis à l'accoutumance,

J'aime aimer et cela, c'est toute ma vie.

Un peu de sel sur mon coeur sucré,

qui brûle et nécrose mon ciel.

Je cuisine un nouvel écrin à ma félicité,

d'une touche de sucre au léger gout de miel.

Qu'importe la destination à mon long voyage,

j'ai pris la mer et le vent me pousse à l'horizon,

Vouloir encore créer un très bel adage,

Serait nier mon manque d'érudition.

Le capitaine de mon coeur est de retour,

Je n'ai pas d'hésitation devant ses mains tendues,

Une petite fleur qu'il couvre de velours,

rayant l'illusion des miasmes d'ingénue.

Je souris dans mon désert avec Jésus,

Que ce soit sous la pluie ou le soleil,

je suis porté par la certitude absolue

d'être chérie, aimée comme une merveille.

Alors, si le ménage des uns leur fait plaisir,

Je leur laisse les balais et la pelle,

Pour enfin pouvoir tressaillir de désirs,

A faire pousser mes petites ailes.

Je crois que plus rien ne me fera douter,

De ma route, sur les vagues de la vie,

A en chanter toute la félicité,

Je reste là, toute éblouie.

Les leçons ne sont que pures douceurs,

A apprendre et à engranger l'essentiel,

Alors soyons juste fidèle à son propre coeur,

Qui nous dira comment voler dans ce beau ciel.

Je suis heureuse quoi qu'on en dise,

Pas besoin de vouloir conter fleurette,

De bienheureuse point de méprise.

A ce monde si humain d'une pensée surfaite.

Soyons nous, soyons moi...

D'un caillou en faire un roi...

Divinement vôtre

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Ma vie

Publié le par Petite fleur du seigneur

Ma vie

A l'aube de mes 44 printemps, je me retourne l'espace d'un court instant. Qu'ai je fais de ma vie ? Hier était encore là et je me réveille au soleil de midi... Je regarde grandir mes enfants en me disant que j'ai laissé passé leur enfance sans en profiter... sans aimer ces instants qui seraient à présent des pièces d'or dans le coffret de mes souvenirs... Je n'ai que des moments fugaces de joie partagée sans réel souvenir d'un regard au fonds des yeux... d'une caresse sur la joue ou d'un calin tout doux... Je revois les billes rondes de ma fille et ses deux petites couettes... Je revois ses joues potelées et sa peau à croquer... Qu'ai je fais de ma vie ? Je revois aussi les larmes que j'ai versé lorsque j'ai perdu ce tout petit bébé pas encore vraiment formé mais qui habitait toutes mes pensées. Je l'avais appelé Rose... Et pourtant, sans savoir vraiment... J'étais sûr que cela aurait été une petite fleur;.. Elle a hésité devant ce monde et est reparti voler en toute liberté... Qu'ai je fais de ma vie... Je me revois mettre au monde mon garçon, mon David et les douleurs de l'enfantement. Au lieu d'y voir un cadeau des cieux, je n'y ai vu qu'une douleur... Je me revois aussi devant cette école, à attendre mes enfants... complètement oppressée, de fines gouttes de sueur perlées sur mon visage... dans l'oppression d'une angoisse que je ne comprenais pas... qu'ai je fais de ma vie ? Je me revois aussi tourné en rond des idées moroses alors que la vie était là... à mes côtés... mes enfants... mon sang... ma vie.. Je revois aussi ces cris et ce harcèlement face à cette femme qui refusait de voir la jeunesse en moi... Je me revois pleurer chaque soir à l'idée de retourner au bureau, la boule au ventre... Qu'ai je fais de ma vie si ce n'est qu'une trace éphémère au soleil de la vie ? Je regarde ma fille du haut de ses 17 printemps devenir une femme et je me revois au même âge... complètement freinée et renfermée sur moi même... j'ai du mal à la voir s'épanouir et bientôt quitter le nid... J'ai l'impression d'être en périphérie de ma vie... la voir se dérouler comme un film en noir et blanc sur la pellicule du temps qui passe... Et je reste là... spectatrice de ma propre vie. Je regarde cette étoile qui m'a fait briller l'espace d'un instant dans un ciel si bleu et si pur... Elle s'est retiré dans le ciel et je suis redescendue sur terre... Qu'ai je fais de ma vie si ce n'est que de vivre par procuration ? Je trouve la vie cruelle ce soir... parce qu'éphémère... Je la trouve cruelle de vouloir n'être que leçon... toujours se battre pour ressortir la tête de l'eau... la vie est un combat... Qu'ai je fais de ma vie ? Et si, l'espace d'un instant, je ne parlais plus en terme de vie mais de flash ? C'est une illusion totale... Il n'y a que les âmes que l'on croise, recroise qui donne un sens à cette vie... Il n'y a que la beauté de la nature aussi... les rires... les fleurs qui sentent bon... Les montagnes aussi que j'aime tant... Et les vagues de ma Bretagne qui m'appellent à nouveau... Je voudrais pouvoir l'espace d'une seconde être assise sur le sable et observer l'océan... ne plus penser... mais se laisser bercer par la complainte de la terre... Je trouve la vie cruelle.... Mais je l'aime... cette vie...

Divinement vôtre

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